#rêve2017/29/12 [52]

Deux rencontres cette nuit. La première, une rousse vêtue d’une chemise blanche et d’un pantalon beige, qui m’étreint avec un mélange incertain et délicieux d’amitié et d’amour. Et la seconde, une jolie femme dont la peau des mains se boursoufle une fois par jour pour donner naissance à des petites créatures indiscernables, qu’elle loge dans une sorte de litière brune en marc de café.

#rêve2017/29/12 [52]

#rêve2017/17/12 [51]

Deux bras d’une rivière. Remontant le courant derrière l’île, puis effectuant un virage large apparaissaient des barques pour une parade aquatique avec des enfants habillés de tutus, comme des sortes d’oursins de tulle. Au-dessus d’eux et menant la manœuvre voletait une nonne vêtue de blanc. J’étais au bord de l’eau avec (un beau frère ?). Apercevant la bonne sœur là-haut, je me saupoudrais de craie et, nu et tout pâle, je m’élevais dans les airs pour la rejoindre. Je virevoltais autour d’elle sans volonté de perturber le spectacle. Ensuite, je me rhabillais et allais la retrouver dans la carrière de craie.

#rêve2017/17/12 [51]

#rêve2017/12/12 [50]

Nous étions un groupe et visitions un hôtel où toutes les chambres s’ouvraient, sans porte ni mur, sur les paliers et les escaliers. C’était le tout début des années 70, ils étaient jeunes et moi j’avais plus de 50 ans, je venais du futur et connaissais ce qu’ils vivaient. Je trouvai un paquet de 45 tours derrière une caisse enregistreuse, c’était la semaine où sortait tel formidable morceau destiné à rester dans les mémoires. Puis nous passions à table boire un verre. Il y avait une fille aux cheveux courts. J’hésitais entre tomber amoureux ou continuer de rire aux larmes avec elle. Je feuilletai ensuite un agenda. Les deux dames de l’entretien de l’hôtel me dirent qu’il appartenait à un gars qui avait travaillé dans les assurances : ses déplacements étaient notés, jour après jour, avec les photos des sinistres visités. Deux choses retinrent mon attention : un cliché où il avait sans doute demandé à l’épouse et au fils de s’allonger, avec la tuile de faîte sur le visage, comme avait été tuée la victime de la tempête. Et puis, sur une page, un truc touchant : un papier d’emballage d’eskimo formant comme un lit, avec deux petites poupées de laine, une femme et un homme. Je conclus que l’assureur avait tenu à se souvenir d’une rencontre galante ce jour-là.

#rêve2017/12/12 [50]

#rêve2017/04/12 [48]

Je suis subalterne sans intérêt dans une petite entreprise. Un gars arrive, qui vient me débaucher ; il manipule les disques durs et branchements informatiques avec une désinvolture épatante et il est persuadé que j’ai les mêmes talents. Je ne veux pas lui mentir, je lui dis qu’il doit se méprendre. Qu’importe, il me tend un contrat et m’emmène. Pourquoi refuser ? Ailleurs, gigantesque silo avec trois murs de béton hauts de trente mètres et un quatrième pan vitré, pas de bureau, pas de mobilier, mais des espaces de travail à même le sol, comme des étals de brocante. Sur un mur, des indications géantes sont affichées (des inscriptions, 64 colis, 62 colis, etc., et dessous de très grandes photos de paysages neigeux avec des éléments industriels dédiés à une possible escalade, et des formules mathématiques). Je ne comprends absolument rien. Je ne veux pas les tromper ni les leurrer, pourtant mon embaucheur nie toujours mon ignorance. De plus, les collègues sont bien plus jeunes que je ne le suis. L’un d’eux se déplace en gigantesque surf à béton : une planche en forme de sandwich. Je regarde de nouveau le mur et les indications. Je comprends que tout le fatras mathématique n’a aucune signification : il faut juste s’organiser pour livrer les colis. C’est cela qu’il m’a laissé découvrir.

#rêve2017/04/12 [48]

#rêve2017/06/11 [46]

Bistrot. Une petite dame à l’air éveillé entre. J’apprends qu’elle a tourné un film à La Grange Bertin. J’en regarde un extrait. Très belle définition, pavés luisants de pluie. Notre seuil, marches et rambarde en fer. Je fais savoir que j’aimerais en avoir une copie. Il y a un livre aussi. Volume comme ceux de la collection Histoire chez Perrin, jaquette et rhodoïd sur reliure rouge. Et le film ? dis-je. Vu la qualité de l’extrait, je m’attends à un DVD. C’est une mallette avec rabat à pression contenant une vingtaine de cassettes audio, dont une de triple épaisseur.

#rêve2017/06/11 [46]

#rêve2017/04/10 [45]

C’est absurde, je suis avec des enfants dans une maison présentée comme celle des voisins. On doit se déguiser, pantalon de pyjama et chaussures de bébé trop petites que je porte autour du cou. Nous passons de pièce en pièce. La dernière ? Parquet donnant sur un chemin creux perdu au milieu de la campagne. Un mouvement dans l’herbe. Je lance mon chapeau au ras du sol et frappe quelque chose. Je m’approche. Il y a un animal gris, part fourrure et part mécanique de vieux jouet – mais aussi un manomètre relié à une pompe à vélo, des bocaux emplis de choses rose pâle indistinctes, un cube transparent avec des organismes bien rangés entre des lamelles de verre.

#rêve2017/04/10 [45]

#rêve2017/21/09 [44]

Conviés à un repas type Noël. En carriole à deux roues. Je crois qu’un gros chien y est attelé, mais non, il marche à côté, la carriole avance d’elle même. Nous passons près d’un champ clos de pierres en contrebas où se réunit déjà du monde pour la fête. Mais ce n’est pas là que nous allons, nous sommes attendus dans une ferme, chez une paysanne seule avec son fils tandis que tous les autres ripaillent ailleurs. Étrange. Elle nous sert sur des plateaux. Puis direction la ville. Nous feignons d’être des capitaines de soirée et abordons les gens dans le hall d’un cinéma. Nous draguons deux filles, simples et gentilles, elles nous invitent. Dans l’ascenseur, brièvement seuls, nous vidons deux petites bouteilles. Là-haut, nous sommes tous les quatre sur des matelas pneumatiques au sol, si mous que nous ne voyons pas les uns les autres. Une des filles dit qu’elle n’aime pas un livre, sans savoir que je l’ai écrit. Pour sauver le coup, malin, mon copain demande si elles connaissent Dominique Dick.

#rêve2017/21/09 [44]

#rêve2017/07/09 [43]

Une vieille femme gît sur un lit d’hôpital – un lit à deux places qui prend toute la largeur du couloir. Je dois pourtant passer de l’autre côté. Je grimpe en marmonnant une excuse et tente de le traverser à quatre pattes. Je m’empêtre dans les tuyaux à la manière d’un film burlesque. J’arrive à redescendre. je laisse la vieille femme avec son goutte-à-goutte en vrac et sa blouse remontée, renversée sur le dos, hors des draps, la tête qui pend vers le sol.

#rêve2017/07/09 [43]