#rêve2017/04/09 [42]

Jour anniversaire de la mort de Jim Morrison. De l’autre côté de la rue, l’homme qui l’a tué. Il est là chaque année, alors qu’il va venir du monde pour la commémoration. Immobile, stoïque, il se tient devant un entrepôt de planches si serrées qu’on ne peut même pas rentrer. Je passe deux grosses conduites intérieures noires garées contre le trottoir et traverse la rue couverte de neige. Je me place à côté de lui. Taille médiocre, nez crochu avec une sorte de verrue au bout. Son air neutre et gris me frappe, ni remords ni joie, il s’apprête à subir les ressentiments de tous, comme chaque année. Il est rentré à la maison, dit-il. Tassant la neige sous ma semelle, je me dispose à parler longuement avec lui.

#rêve2017/04/09 [42]

#rêve2017/02/09 [41]

Nous louons des vélos. Le mien est très long, avec une hélice devant. Nous roulons sur les pavés d’un quai. Les autres me distancent. Je remballe mon vélo dans une bâche, le charge sur mon épaule et le rapporte au loueur en traversant des salles. Je dois faire attention à ne pas heurter les promeneurs. Il me demande si ma voiture est bien la rouge. Je l’ai déplacée, car il y avait du vert dessus, me dit-il. Il a trouvé les clefs dans mon manteau laissé au vestiaire. Je suis maintenant garé en contrebas, dans un virage. Impossible de manœuvrer pour sortir.

#rêve2017/02/09 [41]

#rêve2017/01/09 [40]

Deux jeunes et jolies filles en maillot de bain viennent s’allonger à mes côtés dans le lit. Elles sortent d’un tournage éprouvant et s’endorment vite. Par la fenêtre, un lit-piscine, des types sales jouent aux cartes, cendriers et chiens sur les draps. Je vais les voir et leur reproche leur sans-gêne. Ils deviennent vindicatifs. Je n’ai pas peur. Ne me frappez pas là, dis-je simplement en désignant mon défibrillateur du doigt.

#rêve2017/01/09 [40]

#rêve2017/18/08 [39]

Dans un fort en rondins à la frontière canadienne, David Bowie, toujours mort, mais élégant et vêtu de blanc, m’apprend que son dernier amant a été Elton John. Celui-ci arrive, avec son secrétaire, qui nous laisse seuls. Je lui avoue que j’écoute Goodbye Yellow Brick Road depuis les années 70. Il s’assoit sur mes genoux. Il est petit, assez gros, mais n’a pas une ride.

#rêve2017/18/08 [39]

#rêve2017/16/08 [38]

Nous attendons un événement redouté. Il survient : à l’arrêt d’un bus, un homme descend ; sur son front, un triangle noir, pointe en bas. Nous fuyons. Pour lui échapper, je traverse l’avenue, je prends mon élan et saute jusqu’à une haute et large branche. Là, je surplombe la place, sinon le quartier. Je suis à l’abri du danger. De tout petits serpents excitent des chats-singes ; les serpents grossissent. Il y en a trois, aux motifs géométriques noirs, un bleu, un jaune, un rouge.

#rêve2017/16/08 [38]

#rêve2017/29/07 [37]

Concert en Thaïlande ou ailleurs. Sur scène, David Crosby, bonnet ou caleçon bleu sur la tête. L’air si défoncé qu’il a le regard à Morandini. En retrait, les musiciens attendent pour jouer, car il a décidé de distribuer de l’herbe à tous les roadies locaux, voire au public. Il est assis derrière une porte posée sur deux tréteaux. Il m’explique que c’est normal, ici. Le vent se lève, l’herbe s’éparpille, il hausse les épaules.

#rêve2017/29/07 [37]

#rêve2017/02/07 [34]

Je suis dans une famille de gens de rien. Salle de séjour en désordre avec des panières de linge à repasser partout sur les canapés. Nous jouons à une sorte de puissance quatre, les pions de plastique ont une valeur en bitcoins. Je remporte la partie. Pour récupérer mes gains, je dois faire un virement depuis l’ordinateur du jeu. Ils m’expliquent la manipulation à effectuer. Ils ont perdu, mais un pourcentage de la somme, qu’ils fixent eux-mêmes, leur revient. Ils se font des signes avec les doigts. Je dois être en train de me faire arnaquer au moins autant que je les arnaque.

#rêve2017/02/07 [34]

#rêve2017/27/06 [33]

Nous devions prendre le train pour aller au travail. D’habitude, nous passions à travers un mur qui s’ouvrait en tunnel. Là, nous nous enfoncions dans une glaise molle, il nous fallait l’ôter avec les mains. Derrière, c’était maintenant un musée, nous devions déplacer tous les objets pour que la locomotive traverse les salles. Nous arrivions enfin au travail. Suite à une sorte d’ubérisation, pour réduire les coûts, notre bureau était devenu un endroit partagé, public — en fait, un bistrot. La femme du patron avait remplacé ce dernier et distribuait les dossiers de manière efficace. Au début, tout allait bien. Enfin, mes deux collègues avaient l’air de savoir en quoi consistait leur aptitude et fournissaient des schémas. Moi, j’étais un peu perdu. De plus, ensuite, ignorant qu’il s’agissait de nos locaux, des clients venaient et s’asseyaient à mon bureau. Eux mangeaient, moi, je devais travailler. Oui, mais pour effectuer quoi ? L’un d’entre eux, bouche ouverte, bavait sur mon ordinateur.

#rêve2017/27/06 [33]