#rêve2018/31/12 [41]

Je participais à un salon. Au repas, plutôt que de me placer à côté des gens célèbres que je connaissais, j’allais m’asseoir à une table carrée où mangeaient d’autres que j’avais déjà croisés, mais avec qui je n’avais jamais échangé. Une femme enfonçait son majeur dans une betterave rouge puis, après un signe d’acquiescement de ma part, elle venait derrière moi et, par le haut du crâne, m’introduisait ce même doigt carmin dans la cervelle. Passé un moment d’appréhension bien compréhensible, je ne ressentais rien, sinon le picotement de l’ongle au fond de ma masse cérébrale.

#rêve2018/31/12 [41]

#rêve2018/24/12 [40]

J’étais assis parmi pas mal de monde. Bancs, tables à tréteaux : c’était la cantine d’un théâtre. Après en avoir parlé avec un autre, ma voisine de gauche me tend un livre pas plus épais qu’un Gallimard jeunesse, intitulé « Epi©tète ». Après concertation ils me chargeaient de la mise en scène. En m’indiquant qu’il me fallait « intégrer de l’aléatoire ». Les quatre comédiens pressentis se lèvent des bancs : c’étaient quatre nains – dont un avec des dreads.

#rêve2018/24/12 [40]

#rêve2018/20/12 [38]

Une jeune fille craint qu’on lui ait volé un bijou. En réalité, c’est son fiancé qui lui a subtilisé pour le lui ré-offrir. Elle et moi allons dehors. Au flanc du château fort, il y a une grue. Le fiancé y est grimpé, de là-haut il actionne l’engin pour redonner le bijou à sa fiancée depuis le ciel. Mais à ce moment, un coup de carabine est tiré de la muraille du château fort. Le fiancé s’immobilise, l’opération est suspendue. De plus, il y a des paysans debout sur des camions-bennes emplis de terre et de paille qui encombrent la cour centrale. Et de l’eau dans la cave, qui descelle le foyer de la cheminée (qui est au sous-sol).

#rêve2018/20/12 [38]

#rêve2018/16/12 [37]

Au bout d’une jetée d’émail, lisse et blanche comme un lavabo géant. J’avais des difficultés à marcher sur les filets de pêche sans y accrocher le dessin de mes semelles. Une fois le pêcheur parti, je m’asseyais enfin sur un rebord. Apparaissait une femme nue qui écartait les jambes pour venir sur les miennes. Elle était elle aussi d’un blanc de céramique, mais sa chair était souple sous mes doigts.

#rêve2018/16/12 [37]

#rêve2018/06/12 [35]

Je retournais au siège de Charlie. C’était devenu un long couloir en demi sous-sol, donnant sur une buanderie avec une machine à laver à hublot et au papier mural blanc. Je cherchai en vain une tache de sang. Je n’arrivais pas à savoir si les gens que j’y rencontrais avaient à voir avec les victimes. Puis je me retrouvais dans un endroit que j’avais rêvé la veille, une sorte de marché couvert en haut d’une rue pavée. J’y croisais Jean-Bernard Pouy et Romain Bouteille. Un autre type fouillait parmi des affiches. Je voyais passer un original de Jean-Claude Forest, pinceau sur très grand papier pelure. Je ne disais rien, lorsque le gars cessait de chercher, j’y retournais – mais impossible de remettre la main sur le Forest.

#rêve2018/06/12 [35]

#rêve2018/29/11 [34]

Il y avait un premier grillage haut de plus de deux mètres, qui délimitait un terrain de la taille d’un demi-stade, puis un second à l’intérieur du premier. Là, des femmes attendaient, chacune devant un trou creusé avec une tarière à glaise. On y avait placé un tout petit élément de plastique à l’effigie d’un bébé. Elles n’arrivaient pas à le saisir pour le sortir de la terre boueuse. C’était pour les préparer à la perte d’un enfant.

#rêve2018/29/11 [34]

#rêve2018/21/10 [33]

Elle et moi volions au-dessus d’un boulevard. Elle allait trop vite, je décroche et descends retrouver deux amis. Nous regardons un film. L’écran est un angle de piscine en coupe, comme un aquarium, où nage un couple. L’ami No. 2 passe l’écran, entre dans l’eau et joue un tour au personnage féminin du film (il détache les bretelles du maillot). Ensuite, nous prenons le train, un tortillard à qui sinue dans la jungle. Une vieille femme nous rejoint et nous prévient que nous allons longer une gare abandonnée. Nous roulons lentement. L’ami No. 2 traverse à pied les locaux désaffectés. Ce sont d’immenses ruches ; il en ressort couvert de miel de sarrasin très sombre. Puis nous tombons sur un élu qui fait un discours à travers une grande fenêtre. Ce sont des mensonges. Nous commençons à lui jeter de la vaisselle. Il s’en va. Dans la pièce d’à côté attend son suppléant. Pour le dissuader de dire à son tour des inepties, je lui envoie un gobelet en plastique sur le crâne et je lui souris. Je l’ai à l’œil.

#rêve2018/21/10 [33]

#rêve2018/05/10 [32]

Le sud de l’Espagne est une falaise abrupte donnant sur la mer infestée de pirates sanguinaires à cheval. Nous louvoyons à bord d’un bateau pour les éviter. Nous arrivons de l’autre côté, sur une côte avec une promenade et des terrasses. Je me perds dans la ville basse, me déguise en autochtone. Puis je décide d’être brave : je vais dans un palace, je demande du whisky, la bouteille ne me plaît pas, je l’envoie pirouetter. Des pirates surgissent. Une femme effrayée réclame un « distributeur à Jason Momoa ». Je me lève et jongle devant les pirates avec trois couteaux souples pour couper le jambon.

#rêve2018/05/10 [32]