#rêve2018/05/03 [11]

Un tunnel empli de voitures immobilisées en vrac après un accrochage. C’était des véhicules connectés, plus aucune trace sur les écrans depuis des lustres. Les conducteurs sont restés là et ont vécu entre eux sans penser à ressortir. Une femme se tient à l’autre bout, qui est fermé par des vitres opaques jaunâtres. C’est elle qui les a retrouvés. « Et vous allez savoir comment, si vous me suivez. » Ils émergent à l’air libre et découvrent qu’il n’y a plus un brin de végétation sur le dessus du tunnel. « Vos respirations ont tout grillé », conclut-elle. »

#rêve2018/05/03 [11]

#rêve2018/22/02 [10]

J’étais une fillette chez sa grand-mère maternelle, à qui je déclarais : « les vacances avec toi c’est aussi bon que d’être au lit avec Depardieu et un rôti de bœuf ». Du coup, je me réveillais à côté d’un autre homme, pris d’une grande frayeur : nos slips étaient tendus comme des chaussettes, les deux si proches de mon ventre que je crus être devenu un nain contemplant ses pieds.

#rêve2018/22/02 [10]

#rêve2018/20/02 [9]

J’étais assis à une grande table. En face de moi, le réalisateur du prochain James Bond, qui en avait déjà tourné, mais que les studios avaient viré – pour des raisons de mœurs – avant de le rappeler après l’échec de celui filmé par un autre. À mes côtés, sa femme, une fillette qui ne devait pas avoir beaucoup plus de huit ans, dégourdie, accompagnée de ses parents. « Ils m’ont rappelé malgré tout, disait-il. Le talent ». Au bout de la table, mon beau-père. Sa fille devait se trouver quelque part parmi les convives. Nous prenions ensuite la voiture tandis qu’un animateur radio nous saluait depuis sa propre automobile. Nous volions à travers les rues aux façades hautes, tout en cuivre. Le beau père entrait en volant dans une cathédrale. Nous planions dans les cintres. Au-dessous de nous, l’office, et les touristes devant un guichet. « Je ne suis pas sûr que nous pouvons voler dans une église », dis-je. Nous ressortions et le beau père tournait dans la rue suivante. Il s’était juste trompé. Nous retrouvions notre chambre d’hôtel. Lui dormait dans un grand lit et nous, sa fille et moi, dans un lit d’une personne à côté du sien.

#rêve2018/20/02 [9]

#rêve2018/11/02 [8]

Je viens de perdre un proche, sans doute ma mère. Je vais donc au magasin funéraire avec sa dépouille qui ressemble à une tondeuse à gazon manuelle avec une fleur sur le rouleau. L’entrée est encombrée de couronnes que déchargent des gens d’une camionnette. Leur dépouille à eux est disposée dans une sorte de tiroir en longueur, c’est une momie maigre. Je recherche un préposé, passe entre les tombes puis devant un mur tout neuf de niches à incinérés. Deux femmes sont occupées à jardiner. L’une d’elles se redresse. Elle me dit qu’il aurait fallu prendre rendez-vous, je vais devoir repartir avec ma mère-tondeuse. Elle consent à me parler plus, m’entraîne vers un bassin d’eau gelée et y jette une poignée de sel. Je l’arrête tout de suite et lui affirme : surtout pas de dieu ni de blabla.

#rêve2018/11/02 [8]

#rêve2018/06/02 [7]

Je roule sur une petite route de montagne. Une voiture vient en sens inverse, face à moi. Elle s’arrête à la ligne de stop. Je dois me déporter sur la gauche pour la passer. Je me retourne et détaille sa plaque étrangère. Je leur indique leur confusion de la main, ils s’excusent. J’arrive ensuite à un grand bassin destiné à des représentations pour les touristes. Je me décide à le traverser en marchant sur l’eau et en effectuant des pirouettes dans l’air, à la stupéfaction du conteur responsable de l’attraction. Je récidive pour lui montrer comme c’est simple. Il commence à réciter son texte devant le public, je m’amuse à entrecouper la séance de farces : je fais sauter le bouchon d’une bouteille, il croit que sa femme s’est tuée, sa voix blanchit, mais il doit continuer à raconter son histoire. Par la pensée, j’arrache un crayon à papier orange de la main d’un client et le projette psychiquement à travers la salle, il vient se planter dans un tableau sur le mur opposé.

#rêve2018/06/02 [7]

#rêve2018/27/01 [5]

J’étais entre deux filles. Celle de gauche conduisait, celle de droite parlait. Nous roulions à bonne allure, mais il n’y avait pas de carrosserie autour de nous, ni de sièges ni rien, nous nous déplacions « comme en voiture ». À l’annonce d’un péage, nous sortons vers la file réservée aux autocars. Sur l’aire de stationnement, la conductrice doit louvoyer à cause de gamins partant en colonie de vacances. Elle nous amène juste devant un monument aux morts et déclare : « Si vous cherchez du pain, vous en trouverez toujours là, les gens le laissent pour les oiseaux ». La fille de droite dit alors : « j’ai envie de faire caca ». Sa compagne lui fit remarquer qu’il n’est pas courant d’entendre une telle déclaration de la part d’une femme. Toutes deux ont les lèvres maquillées.

#rêve2018/27/01 [5]

#rêve2018/22/01 [4]

Nous préparions la sortie d’un magazine (Métal Hurlant ?). Nous étions dans le désert, des intégristes apparaissaient et couraient après les camionnettes de livraison. Puis il y avait une expo, très pauvre, une rétrospective des années de cette revue. J’en dérobais quelques exemplaires. Ensuite, je devais aller à l’étranger, accompagné de deux femmes pas plus grandes que mon avant-bras, dont l’une demeurait invisible à autrui. Nous survolions une carte, à bord d’une sorte d’aile qui projetait son ombre dessus. Nous arrivions sur un pays situé au nord de l’Italie, de forme rectangulaire (Luxembourg ou Liechtenstein). Nous nous posions, les gendarmes apparaissaient, nous fuyions et tournions à droite. C’était une impasse bordée par des quais d’embarquement de marchandises, où jouaient des enfants. La voiture roulait à peine, malgré la pédale d’accélérateur enfoncée. Tout cela se terminait sur un littoral bleu et jaune, avec les deux femmes hautes comme ça.

#rêve2018/22/01 [4]

#rêve2018/11/01 [3]

Nuit. Nous marchons avec des amis. Arrivés devant un parc, ils choisissent de le contourner. Je saute le mur, le traverse et bute sur une grille. Je la secoue. Bruit qui alerte. De l’autre côté de la rue galope un gars à cheval. Il passe le muret et me charge. Je me cache derrière un tronc. Le gars est maintenant à pied et me tombe dessus. C’est un handicapé mental, mais je dois me défendre. Je lui brise le crâne avec mon marteau casse-noix. Il est ensanglanté. Je le prends dans mes bras et le porte de l’autre côté de la rue. C’est un institut avec des handicapés en fauteuil. L’un d’entre eux m’explique qu’ils sont seuls, sans personnel. Je ne peux pas abandonner ma victime. Je fais appeler la police. Deux inspecteurs arrivent en voiture. Il y a un disque des Doors derrière le pare-brise. J’ai toujours le gars au crâne fendu dans les bras. « C’est moi qui ai fait ça », dis-je. Ils décident de l’opérer eux-mêmes et je l’allonge sur une table en formica.

#rêve2018/11/01 [3]

#rêve2018/10/01 [2]

Un ami décide d’aller en Corée du Nord. Je l’accompagne. Là-bas, il emprunte une voiture sur un parking, malgré la présence d’une grosse caméra noire sur trépied. Sur la roue avant-gauche, il déplace un boitier ressemblant à un terminal de carte bleue. Les habitants logent dans des maisons en planches goudronnées. Ils n’ont que des meubles bas ni chaises ni table et vivent par terre. Ceux qui nous accueillent font affaire avec mon ami, tandis que je reste avec les enfants de la maisonnée. Leur seul véritable jouet est un écureuil nain qui court sur le sol recouvert de tapis élimés.

#rêve2018/10/01 [2]