2020 / chapitre 17

Lu dans Le Figaro : Un essayiste réagit au rumeurs. Et dans Le Monde : pourquoi les consommateurs ont le sentiment que les prix ont augmenté. Et : Non, le roquefort n’est pas efficace contre le covid-19. L’information, toujours, vaillamment.

Titre : La guerre contre le Pôle Nord.

Un genre littéraire peut inciter l’auteur à se satisfaire, par la confiance, d’une narration qui réponde à ses impératifs balisés. Des ponts d’un million de signes au dessus du vide avec des arches vengeance-familiale, des piliers lutte-de-pouvoir, des câbles quête-du-joyau. Dans Le recours de la méthode, Alejo Carpentier fait dire ceci à son personnage à propos de : l’opéra que l’on jouait ce soir-là, avec son moyen-âge imprécis, ses ogives de n’importe où, ses meubles vaguement dynastiques, ses créneaux sans date, tirés d’un éternel brouillard, au goût du décorateur. Éternel brouillard : une définition qui pourrait s’appliquer à 90% de la fantasy et de son décorum. Ailleurs, je viens de lire : L’imaginaire est doctrinal.

PQ : le gouvernement au bout du rouleau, les masque tombent.

Richard Jewell (Clint Eastwood) : un téléfilm honnête, rien de plus. Paul Walter Hauser joue avec application et Sam Rockwell avec une décontraction maladroite.

El Angel (Luis Ortega) : belle découverte.

Wildlike (Frank Hall Green) : belle découverte.

Vers l’autre rive (Kiyoshi Kurosawa) : belle découverte.

C’est aux éditeurs de courtiser l’auteur, pas le contraire. J’attends donc de l’un d’entre eux une demande de manuscrit. — Comment pourraient-ils savoir que vous écrivez ? — Ça, justement, c’est leur métier.

2020 / chapitre 17

2020 / chapitre 16

Judi and Punch (Mirrah Foulkes) : (Merci Milton Jumbee de l’avoir signalé à ma curiosité.) Film autralien soutenu par David Michôd. La vengeance d’une marionnettiste. Les acteurs ne sont pas maquillés.Et il y a Who by fire de Leonard Cohen.

D’après Bernard V***, on devrait remercier le portier qui nous tient ouverte la porte du camp d’internement, sinon on fait preuve d’impolitesse.

Sharp objects : à éviter. Vide. Une heure aurait suffi à filmer les gamines en rollers et à faire entendre réparties de Patricia Clarkson. Le reste est vain, vide et étiré.

La prairie (Fenimore Cooper) : Encore jamais lu de Cooper, ni de Curwood – tout un pan de littérature américaine phagocyté par Jack London quand j’étais jeune. Non, dit-il en se parlant à lui-même plutôt qu’à sa compagne ; elle a raison ; le sang ne doit pas être versé pour défendre une vie inutile et si près de s’éteindre. Qu’il vienne ; mes peaux, mes trappes, ma carabine elle-même, tout est à lui, s’il juge à propos de les demander. — Il ne demandera rien, il n’a besoin de rien, s’écria sa compagne ; s’il a de l’honneur, il doit être content de ce qu’il a, et ne demandera rien de ce qui appartient à un autre. (p. 42). La jeune femme, par un mouvement tout aussi naturel à son sexe, enfonça sa tête dans l’herbe (p. 56). Wencha est le Wahcondah d’un chien. (p. 81). Pourriez-vous me dire, étranger, où est la loi, où est la raison qui dit qu’un homme aura une section, une ville, peut-être même une province à lui tout seul, tandis qu’un autre homme sera obligé de mendier un coin de terre pour y creuser sa fosse ? (p. 90).

De Christophe, je crois bien ne rien avoir écouté depuis ces années où une de mes frangines m’a gavé avec Les mots bleus ou Le dernier des Bevilacqua. C’est-à-dire il y a 40 ans.

L’impact sur le gros corps orange de Trump des balles tirées par un libéré du confinement ayant confondu deuxième amendement et carotte sauvage ne consterna à vrai dire pas grand monde.

L’âme d’une époque, c’est son souvenir.

La croisière de l’angoisse (Eric Ambler, 1940) : ce dernier […] avait la désagréable manie d’appliquer sa langue contre sa joue lorsqu’il était sur le point de fournir un effort. (p. 22). On apprend bien que si on a l’espoir de vivre. L’Europe songe trop à sa propre destruction pour se préoccuper de ce genre de choses. (p.78). Il a une curieuse façon de parler pour ne rien dire. Ou bien il tombe d’accord avec vous, ou bien il dit des choses irréfutables. (p. 100).

Un genre littéraire est bâti sur un ouvrage fondateur, génère une obéissance et secrète un ostracisme.

On boit un verre de Chablis. On termine les Saint-Honoré déposés sur la boite à lettres par la voisine (c’est son tour). Mme Darvel me regarde et dit : on a des parents, ils vieillissent, on leur dit adieu, ils meurent. On veut des enfants. Ils grandissent, ils partent. (Elle pose son verre.) En fait, ce qui reste permanent (sauf exception), c’est le mari. Elle me fixe. Et démarre la tronçonneuse.

2020 / chapitre 16

2020 / chapitre 15

Penser le narrateur comme un animal tapi dans le récit.

Sur facebook, on ne relaie que les écoulements de sa propre cervelle ; elle y est à la peine, elle se contente de chair étrangère.

Le Christ des ténèbres (Rosario Castellanos) : Mexicaine publiée dans la collection La croix du Sud par Roger Caillois, morte en 74 électrocutée par une lampe défectueuse. La narration prend le pas sur la parole des personnages, ce qui nuit à leur existence. De plus, les dialogues sont hachés de didascalies et ne suivent pas la logique nécessaire à l’échange. Mais il y a de belles choses. À propos d’un homme qui couche avec une maîtresse indienne : Mais une indienne… Autant fouiller dans une auge à cochons ! (p. 18). sa plus jeune sœur, le pied transpercé par un pieu, clouée au sol, et le caxlan qui la violait (p. 27). Il y a des grillons qui grillottent (p. 30). Mes maîtres m’ont appris à être poli avec Dieu. Pas envers les hommes. (p. 96). Le Mexique avait fait de la loi une idole et non pas un instrument utile. (p. 169). Un religieux désespère que son interlocuteur baille et crache alors qu’il lui parlait de Dieu. Il n’avait pas compris qu’en pays totzil, l’exclamation, le rot, le bâillement et le crachat étaient les preuves les plus courtoises de soumission, de respect et obéissance à celui qui parle. (p. 115).

This is the end (Seth Rogen) avec un tas d’acteurs qui jouent leur propre rôle (le cast du générique est marrant).

Philomena (Stephen Frears). Judi Dench et Steve Coogan, parfaits.

Le monstre vous salue bien (Fredric Brown, 1950) : Jane était en train de composer un numéro. Elle demanda si Harry Dickson était là. […] Je lui demandai à voix basse qui était ce monsieur. Elle me répondit sans me regarder qu’il était de garde la nuit à la morgue. (p.35).

2020 / chapitre 15

2020 / chapitre 14

Shibumi (Trevanian) : j’attaque un pavé de 443 pages en corps 8, d’un auteur dont j’ai lu et apprécié La sanction, dans un genre littéraire dont je je suis pas client, le thriller d’espionnage, qui a été écrit et démarre dans les années 70, avec Septembre Noir, Munich, la CIA et tout le toutim. Qu’est-ce qui va faire que je vais le lire en entier ou pas ? Déjà, p. 15, il y a un magnétophone portatif avec un microphone miniature attaché à la monture des lunettes. Ce qui me renvoie à l’attirail épouvantablement vieillot des films d’espionnage d’époque. Ensuite, la transcription d’une fusillade dans un aéroport, filmée au ralenti, où les personnages évoluent comme dans de la gélatine. OK. Et puis, p. 25, un truc m’arrête : la cabine descendit rapidement du hall principal au second sous-sol indiqué comme étant le seizième étage. […] dans les tréfonds du Centre. OK, mais, plus loin : et s’assit le dos tourné à la baie vitrée derrière laquelle on apercevait l’obélisque du monument de Washington. Sous-sol ou bien seizième ? (Le truc sera souligné trois-cent pages plus loin.) Puis : aussi sommaires et primitives qu’un film de Clint Eastwood (qui a tiré un film très premier degré de La sanction). Puis le méga-ordinateur Fat Boy, version ultra-pesante et archaïque d’une I.A. qui nécessite un virtuose des touches pour formuler les demandes d’infos de manière à éviter des réponses inutilement détaillées : parfois, je me dis que nous en savons trop sur les gens. (p. 35). La préhistoire. Après l’avoir été au ralenti, le film est repassé à l’envers : amusant effets cinématographiques du sang qui rentre dans les corps. Miss Stern souffrait manifestement de l’illusion démocratique que tous les gens ont été créés intéressants. (p. 37). C’est un truisme de la politique américaine qu’un homme à même de remporter une élection n’en a jamais l’étoffe. (p. 41). Plus loin, l’évocation de l’enfance de Hel à Shanghai en 1937 rappelle vraiment celle de Ballard évoquée dans L’Empire du Soleil. (Même si Trevanian a écrit Shibumi avant, Ballard a vécu le truc.) Bombardements, fuite, avancée des Japonais, ruines, etc., jusqu’aux quartiers résidentiels choisis par l’état-major pour s’y installer. Puis le récit s’attarde de manière détaillée sur le personnage Hel, avec une acuité et un esprits tels que le premier chapitre paraît après coup être une parodie de livre d’espionnage. Ne tombe pas dans le travers de l’artisan qui se vante de vingt ans d’expérience alors qu’il n’a en fait qu’une année – répétée vingt fois. (p. 114). Et Shibumi devient captivant. — Qui est Fat Boy ? — Un ordinateur. L’ultime ennemi. Il donne des renseignements à des imbéciles. (p. 343). Donc, le début / parodie ; l’enfance de Hel à Shanghai, puis son séjour au Japon et ses trois années de cachot : et toute la partie spéléo : grande et belle narration.

L’existence d’une chose plutôt qu’une autre ne tient à rien – et ce n’est pas moi qui vous le dit.

Et d’ailleurs, pensa-t-il, ils sont tous morts. Ils n’existent plus en tant que forme de vie. Mais nous continuons à prôner leurs vertus… après avoir exterminé leur race. (Macron à propos du personnel soign… ah non, Joe Adams à propos des écureuils dans La vérité avant-dernière de Dick.

Une esthéticienne, c’est quelqu’un qui convertit certaines parties oubliées de votre corps (ongles des pieds, sourcils) en problème à résoudre moyennant une brouette d’euros.

Je n’aime pas la littérature quand elle est thématique, ou de genre, ou témoignant du présent, du passé, du futur, du réel ; pas quand elle est appelée à la barre dans un procès, quand elle défend une idée ; pas quand elle dépoussière un thème classique ; pas quand elle rappelle la mémoire de x ni quand elle propose un univers secondaire, une échappée vers les étoiles ou au-delà des frontières ; pas quand elle aide à faire le deuil ou à surmonter les épreuves ; pas quand elle sert de manuel, qu’elle est thriller ou historique, poignante ou de cœur, métaphysique ou géniale. Je ne l’aime même pas quand elle est inclassable. Je l’aime quand elle ne raconte rien d’autre qu’elle-même.

Distance de sécurité : Les soldats languissent du corps-à-corps.

The invisible man (Leigh Whannell) : S’échoue sur les écueils du genre. Une technologie permet à un quidam de se rendre invisible. Qu’en fait-il ? Il tire les draps de celle qu’il veut tourmenter. Il tente de la rendre folle sans se manifester à autrui. Jusqu’au moment où lui (ou son frère, ou le scénario, mais le résultat est le même) entérine son existence aux yeux de ceux qui ont enfermé l’héroïne pour folie meurtrière. Parce que le genre requiert une bagarre contre un homme invisible. Bref. La vraisemblance des motivations est sacrifiée au diktat de l’exploitation. Pourtant, la maison du gars est de type Cronenberg, un paysage mental. Et Elizabeth Moss, non maquillée, fait le lien avec Laura Linney, Lisa Emery et Janet McTeer, ces femmes vieillissantes de la série Ozark.

Museo (Alonso Ruizpalacios) : une surprise mexicaine, qui flotte un peu. Avec Gael García Bernal. Et une étonnante musique de Tomás Barreiro, ou, disons mieux un emploi étonnant de la musique par Tomás Barreiro.

2020 / chapitre 14

2020 / chapitre 13

El Dorado (Carlos Saura) : enfin déniché (sur The Pirate Bay) une version correcte et sous-titrée en anglais du film. Que dire ? L’ombre d’Aguirre-Kinski est là, à chaque plan. Je ne sais pas quelle a été la volonté de Saura de tourner la même histoire 15 ans après Herzog (bien que le statut culte du Herzog soit venu plus tard, mais un cinéaste a l’œil sur les films des collègues qui traitent d’un même sujet). Tout est honorable, mais sans aucune profondeur – sinon le plan final, un travelling avant sur la rive du fleuve où les arbres ressemblent à l’entrée de l’Île des morts de Boeklin. Le visage de Gabriela Roel et celui d’Inès Sastre (qui n’a pas 15 ans au moment du tournage) sont néanmoins aussi troublants que celui d’Helena Rojo et de Cecilia Rivera.

Les médecins travaillent comme des malades ; comme eux, ils sont à bout souffle.

Il apparaît clairement que la planète est un espace de confinement.

Aujourd’hui piétine sans les voir les promesses et les conditionnels d’hier.

Nous voici tous devenus Howard Hugues.

Qu’en est-il de la biroute à Griveaux, de Pénélope Fillon, de l’écriture inclusive, des retraites, des Césars, de l’isolation à 1 € ?

Des auteurs continuent de créer, même sous la barre de visibilité comptable des sorties cinéma et du couperet Marvel / DC / Les Tuche. La création se tirera de cette époque, comme elle a survécu à l’Inquisition, à Franco et à la marche du monde.

Quand il s’élève, l’esprit devient cinglant. Comme le fouet sur le dos des esclaves.

La littérature française est chétive ; lorsqu’elle ne l’est pas, elle est polémiste.

L’autoritarisme ? Faiblesse et incompétence absolues. Leur seul tropisme est et restera d’assaillir les libertés.

Depuis que Chastragnette a attrapé un rouge-gorge, on la surnomme Gris-poil.

Calvary (John Michael McDonagh) : un film étrange dans la forme. Très beaux paysages (County Sligo / Benbulben), très belle musique, acteurs au discours écrit sec. Assez déconcertant, mais qui se tient intelligemment à sa proposition initiale.

Boris Johnson nommera ça coffinment.

L’Étoile des mers (Joseph O’Connor) : Je ne connaissais pas l’auteur, j’avais depuis longtemps deux de ses livres dans la bibliothèque. Je suis tombé sur le premier. Ai appris qu’il est le frère de Sinéad. 1847 : immigrants irlandais vers New York. Conditions épouvantables. Certains hommes recherchent dans le pouvoir une certaine excitation, d’autres sont excités par le simulacre de l’égalité. (p.81). C’était un homme […] qui, pour construire les fondations de sa chaumière, avait récupéré les pierres tombales de ses ancêtres. (p. 125). Où qu’on aille, il y a toujours une banque. (p. 157). tous les maîtres, si l’on considérait les choses de manière objective, étaient des imposteurs (p. 270). Sous une croûte boueuse, un tibia de chèvre. (p. 274). Au final, comme l’écrit l’auteur p. 163, Une bonne vieille histoire bien ficelée, dans laquelle le lecteur puisse planter les crocs.

Ce qui est rassurant quant à la propagation du Covid-19, c’est qu’il y a chaque jour plus de décès que de cas. On peut encore mourir d’autre chose.

The bookshop (Isabel Coixet) : un film bien mené sur une nénette qui ouvre une librairie dans un petit village anglais au moment de la sortie du Lolita de Nabokov. Bill Nighy est impeccable.

Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot (Gus Van Sant) : pour Joachin Phoenix en alcoolo tétraplégique auteur de cartoons et surtout Jonah Hill (déjà remarquable dans Le stratège), personnage époustouflant. Et Udo Kier dans le rôle du mec assis sur une chaise sans rien dire ou presque.

Le règne du gorille (Lyon Sprague de Camp) : je cherchais un truc léger à lire entre deux pavés. Des savants et une troupe de danseuses ont un accident d’autocar dans un tunnel ; ils se réveillent quelques millions d’années plus tard, avec tout un tas de préoccupations. Ne me demandez pas pourquoi un écureuil est aussi gros qu’un vache, je n’en sais rien ! En tout cas, ça doit faire de beaux biftecks. (p 45). et d’ailleurs, qui aurait mangé de la chauve-souris ? (p. 91). Naturellement, c’est un lapin géant. (p. 98). Que je devienne un âne géant si nous ne roulons pas sur des champs labourés ! s’écria Barnes. Ces gorilles ne sont qu’une bande de péquenots, voilà tout. (p. 127). Il faut vous dire que nous possédons une équipe de savants dont l’unique mission est d’étudier le mécanisme gouvernemental et de l’améliorer sans cesse. (p. 183). Et, de toute façon, que nous soyons à pied ou à cheval, je veux dire à cochon, les Pfenmlls sont quand même dix fois plus nombreux. (p. 225). Les humains de l’histoire, femmes et hommes, doivent se promener nus, ce qui ferait du roman un film rigolo.

2020 / chapitre 13

2020 / chapitre 12

Il faut bien un déjeuner de travail pour statuer ou non à une possible pénurie alimentaire. // Une entreprise chinoise de cosmétiques transforme ses vendeuses confinées en influenceuses web. // Trump tente d’acheter le laboratoire allemand CureVac travaillant à la mise au point d’un vaccin. Démenti du labo vs fuite du P-DG. // Le elbow bump remplace la poignée de main : on se frappe le coude dans lequel on éternue, ce qui est mieux. // Quel plaisir de passer la main à la génération montante, ricane la vieille garde politique en évitant sciemment le savon. // Les sans-abri sont-ils confinés dehors ?

Star Wars IX : Palpati-neu, c’est même pas ma cousi-neu.

Harriet (Kasi Lemmons) : Un film recommandable, pour l’interprétation très juste que donne Cynthia Erivo d’Harriet Tubman. Et, bien entendu, Nina Simone et son Sinnerman qui explose tout.

Le voisin est venu dans le hameau faire du télé-travail, du télé-apéro, du télé-promène-le-chien.

Le confinement est une façon d’aller vers l’inconnu de manière statique. C’est donc un moment idéal pour lire des relations de voyage :

Au cœur de l’Afrique (Pierre Savrognan de Brazza, 1875-1877) : où l’explorateur se trouve en relation culinaire avec les féroces Pahouins et leur légendaire marmite. car les orateurs ne formulent leurs conclusions qu’après mille digressions inutiles. : une définition du roman policier ? (p. 34). main dont la paume blanchâtre est repoussante à voir (p. 35) : parce qu’elle montre que cette face rappelant celle du singe est un homme comme celui qui le juge ? Les esclaves qui n’ont d’autre obligation que celle de cultiver le sol pour fournir des vivres à leur maître : rien ne doit leur appartenir. (p. 40). Il est d’ailleurs défendu aux femmes de manger de la viande. (p. 64) : dilemme, défendre le droit des femmes ou la cause végétarienne ? la curiosité des spectateurs n’est satisfaite que lorsque tous, découvrant mes pieds nus, s’écrient : Il a cinq doigts ! (p. 76). Ayant demandé à mon interprète le nom du hameau que nous traversions, il me répondit Zalacone, c’est-à-dire « je ne sais pas » ; j’inscrivis naïvement ce nouveau nom propre. (p.83).

Official secrets (Gavin Hood) : encore un film respectable Avec une Keira Knightley remplumée et un Mark Smith présentable.

La diffusion d’un virus par des dirigeants immunisés conduit à un confinement planétaire des peuples. Et puis, pourquoi tout ce cirque, pour sauver les 3% de la population les plus faibles, vraiment ?

Le voisin télé-tond sa pelouse.

Cette histoire ajourne les brouillards sous lesquels se dissimule chaque secteur d’activité, qui le fait paraître plus gros que ce qu’il est réellement, ce gonflement polémique, cette fabrique de faits factices, cette importance donnée aux plumes, pas à la viande. On retrouve l’os des choses.

Au-delà de mille cas, ça devient chocolat.

Le mot offrir emplit la bouche de ceux dont l’activité a jusqu’ici été accaparement et profit.

Wreck economy or lose millions of lives? (Los Angeles Times).

Ai retrouvé, dans les pages d’un livre acheté à sa sortie, une photo de Starky & Hutch découpée dans un programme télé de 1985.

Coulez mes larmes, dit le policier (Philip K Dick) : un type connu , du jour au lendemain n’existe plus aux yeux des autres. Il n’est personne. A-t-il basculé dans l’univers de la jumelle mort-née de Dick ? — Ils ne prendront jamais la direction de mon monde. — Tu n’as pas un monde, avait-elle répliqué. Tu as un bureau. Toute la planète est dirigée par des bureaucrates. (p. 237). Seul Dick peut écrire un bouquin comme ça, de bric et de broc, partant d’une idée bizarre et laissant s’écrouler chaque possibilité émise. Son humanité cimente le récit. Les larmes empruntées à John Dowland (Flow my tears) sont celles de l’auteur, adressées à sa jumelle morte, de qui découle sa perception de toutes choses. Nous vivons tous dans l’esprit de Jane C Dick.

Devant mes yeux, une araignée toute blanche vient de saisir une grosse mouche morte toute noire.

Les Imaginales sont annulées. Ainsi en aura-t-il été de ma brève notoriété.

Écrire, est-ce extraire de son âme une livre de chair ou bien un assemblage mécanique ?

La voisine qui garde des enfants dans le 95 est sagement venue se confiner à la Grange. On la rappelle pour garder le môme d’une employée dont le patron exige la présence. Elle doit prendre la route. Elle est en vacances dans 15 jours. Là, elle ne pourra pas revenir sagement ici. Pas d’autorisation. Confinement, vous comprenez. Doit-elle risquer six mois de prison pour non-respect du confinement à la demande de son patron ?

L’entité logée dans l’iceberg qui a coulé le Titanic profite du naufrage pour prendre place dans une barque de sauvetage – et amener la peste. Un personnage est au courant. Son obsession sera de détruire toutes les embarcations.

Quelle somme résulterait d’un récit où les personnages sont sur la crête des événements ; pas en relation avec un hier ni tendus vers un demain, mais ils vivent juste l’instant ? Pas de plan préétabli, pas de cause, pas de but. Pas de propos. (Juste ces morceaux de 1972 à la dérive ?)

Qu’est-ce qui compte réellement dans un roman ? La verve ! L’expression : écrire de verve, pour premier jet, dans l’improvisation. Reprendre non pas pour corriger, mais pour y ajouter encore plus de verve. Superposer la verve. Bâtir le récit comme un chanson à répondre : écrire un paragraphe. Et le réécrire à sa suite en y ajoutant de la verve. Garder les deux versions dans le texte final.

Joyeux drille est un pléonasme.

After the weeding (Bart Freundlich / remake US d’un film de Suzanne Bier) : même si ce sont les affres d’ultra-riches, Julianne Moore et Michelle Williams arrachent grave dans la justesse.

Le confinement prend une allure épouvantable : les dames de la chorale nous passent par mail des tutos de scrapbooking ou des liens pour méditer ensemble devant youtube – ou pour faire des gâteaux et des bonbons (je propose que qu’on leur donne le nom de confineries). L’une vient encore de nous envoyer la photo de son filet à légumes en crochet.

L’immatériel n’est pas affecté par le confinement. Qu’est-ce qui est immatériel ? La finance.

2020 / chapitre 12

2020 / chapitre 11

L’Homme-Dé (Luke Rhinehart – suite) : Essentiellement une transgression sexuelle joyeuse estampillée fin des années 60, rachetée par le chapitres 48 (la défense de Rhinehart devant le comité). Un seul vers de Shelley nous apprend plus de la nature humaine que toutes vos crottes de pigeons et de poules. (p. 296). Et j’habiterai dans la maison du Hasard jusqu’à la fin de mes jours. (p. 314). Pourquoi nos efforts pour mettre fin aux névroses ont-ils été un échec aussi universel ? Pourquoi nos civilisations arrivent-elles à créer de nouvelles formes de tristesse et de mécontentement plus vite que nous n’arrivons à élaborer de théories pour les décrire et les résoudre ? (p. 321). l’idée de se vendre et de pouvoir acheter quelqu’un d’autre est peut-être l’essence même de l’âme capitaliste. (p. 439). Sinon, hors quelques trucs bien sentis à propos de la psychiatrie et l’American way of life, c’est tout de même du cul du cul du cul – et la pertinence de l’affaire en est tout de même amoindrie.

Un tiers de Caïman est composé comme une insulte au genre, un tiers comme un hommage à ce qu’il pourrait être, et un tiers s’en éloigne au profit du conte, plus un interlude fartpunk et un récit de dérive sur un fleuve. Et une fin qui balaie tout – ou presque. Avec un piège temporel où tombe la narration, façon Christopher Nolan. Réécriture en cours : quatrième version, donc.

Hunters (série) : éteint, oscillant entre nazixploitation stupide et sérieux déplaisant et, qui plus est très mal interprété par deux bons tiers des acteurs. Incohérence temporelle : Pacino (ou l’autre, mais c’est pareil) a 30 ans à tout casser en 1943. Et 78 en 1973 ? Sa fille a donc pondu Jonah lorsqu’elle avait 10 ans ? Ou bien l’avaient-ils conçue avant la guerre ? Mais ne se sont-ils pas rencontrés dans le camp ? Et le retournement final est grotesque. Et quelle drôle de méthode employée par les méchants pour kidnapper l’Asiatique de la bande : lui foncer dessus en voiture ! Bref, du temps perdu devant l’écran, encore. Ai tout de même arrêté plus rapidement de regarder Year of the rabbit et Locke & Key que celui-ci – mais on ne m’y reprendra plus.

Pas de facebook pendant quatorze jours, m’a soufflé Luke Rhinehart.

Confinement relatif, pays à l’arrêt. Sans doute va-t-on s’apercevoir qu’on vit très bien sans se languir de la sortie du dernier James Bond. Mourir peut attendre. Ou de Petit lapin, panique en ville. Suspension du tournage de Demain nous appartient. La planète est tombée dans une apathie à peine troublée par quelques tirs de roquettes ici et là (mais le cœur n’y est pas). Une canicule à 65° suffira-t-elle à éradiquer le virus ? Nous le saurons cet été. Activité industrielle au ralenti, pays moins pollué, moins d’affections respiratoires en cas de pandémie respiratoire aiguë. L’Autriche interdit les rassemblements de plus de cinq personnes. Et prochainement, quid de la bipartition moléculaire ?

Capitaine Blood (Rafael Sabatini) : narration rapide, péripéties incessantes, personnages esquissés selon la nécessité, scènes indiquées plutôt que décrites en détail. L’imagination du lecteur est mise à contribution. Très différent de L’île au trésor ou de Moonfleet. La manière de dire m’a fait songer à Jean-Michel Charlier.

2020 / chapitre 11

2020 / chapitre 10

Aniara (Pella Kågerman) : histoire d’une navette Terre-Mars qui n’atteindra jamais la planète rouge. Déviée, elle s’enfonce dans l’espace sans retour possible. Près de l’os. Final abrupt. Comme il est suédois, le film rétame Midsommar le temps d’une scène très crue. Intelligent. Désespérant. D’après un poème de Harry Martinson (dont on a déjà tiré un opéra). Après Prospect, un autre excellent film de SF. Le cinoche serait-il encore là où il n’y a pas trop de foules à draguer, en rapport avec l’enjeu financier ?

Deadpool : je m’attendais à un truc d’humour forcené et lassant. Ce n’est ni lourd ni lassant. Mais moins drôle que ce que monsieur V. m’en avait raconté. D’un autre côté, je le savais : une poule, ce n’est pas drôle ; imitée par monsieur V., si.

Opus 77 (Alexis Ragougneau) : les affres d’une pianiste lors de l’enterrement de son père. Famille de virtuoses, abnégation, rage, cruauté, souffrance, haute bourgeoisie, travail, froideur, compétition, Porsche 911, ressentiment, jalousie, mort, abandon, renoncement, culture. Ce sont des bestioles mal aimées, donc une espèce en voie de disparition. (p. 36). Une VHS propose-t-elle des visages pixelisés comme il est écrit p. 39 ? Une boite à chaussures peut-elle être pleine à ras-bord de lettres comme il est écrit p. 42 ? Au moyen-âge, on obligeait les femmes faisant commerce de leur corps à se teindre les cheveux en roux (p. 77). Le personnage du vieux maître m’a fait songer à Karaté Kid – mais la mention du iourodivy est intéressante. Le récit s’envole au bout de 185 pages, avec l’audition interrompue du fils pour le prix de la Reine Élisabeth – et retombe dans le grotesque avec la scène dans la chambre du père à l’agonie. J’aurais abruptement fini le livre comme Claessens fils quitte la scène et renonce. Rideau.

X montre l’œuvre et Y voit la merde au bout du gland de l’artiste pédocriminel. (Je vous laisse utiliser les mots sage et idiot à votre convenance à la place des prudents X et Y.)

Certes genré, le mot génie a anticipé l’inclusif. Masculin, se terminant par la lettre e. Génie.e.s ?

L’homme qui mit fin à l’histoire (Ken Liu) : novella où l’argument SF est utilisé pour faire paraître irréfutable ce qui est débattu dans l’histoire – à savoir la réalité des victimes de l’Unité 731 et la dénonciation des responsables. Il n’y a aucun jeu avec les particules Bohm-Kirino, même si la remarque sur la vision du passé pour quiconque voyagerait plus vite que la lumière est intéressante – et abandonnée, car ne cadrant pas avec le propos essentiellement politique du texte. J’abhorre la mise en page utilisant des phrases soulignées en sus des italiques.

Vu deux films tendus, bien joués et au propos intéressant : Don’t let go (Jacob Aaron Estes) et El Reino (Rodrigo Sorogoyen).

User d’exactitude scientifique revient à utiliser les arguments d’un autre conte pour raconter le sien.

Qu’elle soit rattachée au genre imaginaire ou non, la littérature doit montrer des choses impensables dans le monde réel. Les jeux avec les possibilités ne s’exercent in fine que sur le texte lui-même, pas sur la réalité. L’objet exclusif d’un roman est toujours lui-même.

Locke & Key (série) : j’ai tenu un épisode + 30 mn du second. Ça ne m’intéresse pas.

Septicémie, dit l’homme au micropénis atteint d’une maladie vénérienne.

Ce n’est pas tant l’homme qu’il faut séparer de l’artiste, mais la fillette.

Va te faire détartrer la glande pinéale !

Imaginez : des bootlegs series de Johnny Hallyday, aussi nombreux que ceux de Bob Dylan (Coffret de 6 CD outtakes studio de Quoi ma naine, qu’est-ce qu’elle a ma naine ? – inédit en hommage à Mimi Mathy.)

Pays-polémique. Aucune notion de dialogue. En cas de désaccord, on ne doit jamais s’abaisser à accepter les vues de l’adversaire.

Insuffler du désordre dans la représentation écrite de la réalité.

L’Homme-Dé (Luke Rhinehart) : une pochade qu’on sent pouvoir s’approcher de l’os, finement déjantée. Et aussi un fantasme de joueur de JdR. Si vous n’écrivez pas, vous ne réfléchissez pas, et si vous ne réfléchissez pas, vos êtes mort. (p. 64). (Suit un dézingage de la réflexion, comme du zen.) Mais tu as pensé à tout ce que tu aurais pu faire d’amusant, si tu n’essayais pas tout le temps d’écrire ? (p. 95). Elle lui demandait de lui mordre les seins, il a répondu qu’il avait les gencives sensible. (p. 100). Elle avait l’air d’avoir essentiellement adopté sa personnalité de garce : elle dénonçait les gestes des parents, mais ne ressentait aucune pitié pour la petite fille. (p. 113 – une réflexion qui peut s’adresser à Virginie Despentes, selon l’article de Chlöé des Lysses lu ce matin à propos de la tribune de la première.) Les dés ont décrété que, pendant toute une semaine, je céderais à tous ses caprices. Bon, elle m’a traité d’invertébré (p. 122). la carapace du moi cohérent (p. 153).

2020 / chapitre 10

2020 / chapitre 9

Se masturber, c’est faire de la politique sans le savoir.

L’ordre du jour (Éric Vuillard) : vif, précis, impitoyable. L’invasion de l’Autriche ? Un bluff sanglant, des chars en panne. Et si le parti nazi obtient la majorité, ajoute Goering, ces élections seront les dernières pour les dix prochaines années ; et même– ajoute-t-il dans un rire – pour cent ans. (p.21). Ou, le droit constitutionnel existe, et ce n’est pas pour les termites ou les souriceaux (p. 54). un respect pour le mensonge domine. (p.133). il entendit un instant cette petite voix intérieure qui échappe toujours aux longues intoxications de l’âme ; il ouvrit la fenêtre et sauta. (p. 140).

Si j’étais un dirigeant, je profiterais du coronamachin pour m’exercer à confiner les populations mondiales et ajourner les simagrées démocratiques.

Poetry is just the evidence of life. If your life is burning well, poetry is just the ash. (Leonard Cohen)

Reçu une lettre du Centre de prélèvement de Strasbourg. Un impôt sur la saucisse ?

Trois séries me plaisent pour la même raison, c’est-à dire par une narration ludique qui, dans mon vocabulaire – je ne suis pas certain de l’exactitude du terme – s’apparente au genre picaresque (tout peut arriver dans une histoire si on prend la peine de l’inventer avec une précision déconcertante) : For all Mankind, Mrs Maisel et Watchmen auprès desquels True detective#3 fait pâle figure. Dans celui-ci, rien n’arrive. Dans les trois suscités, chaque chapitre est et n’est pas tributaire du chapitre précédent.

Comment peut-on laisser des gens comme Fillon se prétendre porteur d’un projet politique ?

La coiffure qui surmonte le crâne de Trump me fait soudainement songer à une crevette géante.

Souhaiter revivre les années soixante signifie accepter que des gens soient de nouveau massacrés au Vietnam.

Certains font du commerce de victimes.

Une femme au tempérament de joueuse utilisera un bilboquet comme dildo.

Il avait plus de narines que de poils.

Year of the rabbit (série) : le héros accuse John Merrick d’avoir attrapé la grosse tête. Une effeuilleuse française se nomme Giscard d’Estaing, etc.

2020 / chapitre 9

2020 / chapitre 8

Et les journées s’écoulent, rythmées par le démarchage téléphonique et par les commentaires sur la biroute à Griveaux. Merveilleux XXIe siècle sous nos latitudes.

Knives out (Ryan Johnson). Whodunit pas désagréable. Ana de Armas est très bien. Quant à Daniel Craig, s’il continue à s’empâter, après James Bond il va pouvoir embrayer sur un biopic de Pompidou.

La palette couleur des couvertures de livres fantasy est aussi variée que la teinte des voitures : bleu-gris-brun-rouille. Les tables des libraires ? Un parking vu du ciel.

Un connard ouvre la bouche et dit une connerie. La polémique s’enchaîne aussitôt selon ces trois figures : ce n’est pas un connard / ce n’est pas une connerie / ce n’est pas sa bouche.

Comment peut-on être à la fois pour le confinement et contre le séparatisme ?

Liberté – Égalité – Branlette

Je ne veux pas casser du sucre sur le dos de la cuiller.

Christopher Priest a le sens du récit. Dans Les Insulaires, certains chapitres embrayent sur une histoire de manière ouverte ou bien insidieuse ; et on sait qu’il jouera, à propos de son élaboration comme de sa finalité, d’un principe d’incertitude plus élaboré que celui de Dick. La nouvelle Seevl / Tour Morte est fabuleuse. Et, une fois terminé le livre, on sait que les éléments qui reviennent ont et n’ont pas de cohérence. Je pense qu’il serait inutile de vouloir recouper les indices. Rien ne se tient réellement – et tout est cohérent. Priest joue avec l’incohérence – temporelle, factuelle, avec celle des personnages : c’est de anti-littérature policière.

Lu dans la presse : Untel a décidé de convoquer une conférence de presse pour réagir à la saillie de Untel. Et l’autre rétorque que c’est une atteinte au fondement de la démocratie. Bingo.

Je ne veux pas mourir couché dans mon lit, mais debout au comptoir.

Derrière la branlette de Griveaux, la main de Moscou.

Qu’est-ce que la prochaine génération fera-t-elle disparaître ?

Le budget coiffure des auteurs fantasy du moment est-il supérieur au budget relecture de leur œuvre ?

Pendant l’apocalypse, on regrettera de ne pas avoir bouffé nos dirigeants alors qu’ils étaient encore frais.

L’inclinaison (Christopher Priest). Outre que le volume de la collection Lune d’encre est assez cheap (imprimé en Italie, couverture inconsistante d’Aurélien Police et titraille moins que passable), les dix-quinze premiers chapitres sont très mal écrits. Relâchement de Priest, ou bien traduction fautive ? (Jacques Collin et non pas Michèle Charrier). Brouettes de avait / était, répétitions, etc. Je retrouve cependant l’impression familière de lire une histoire précise et terriblement incertaine, une histoire qui en dissimule une autre et le sentiment que nous ne saurons pas plus de l’une que de l’autre. Chez Priest, l’élan bouscule la structure.

Pour prendre le problème à la racine, toute civilisation n’est qu’une prolongation perverse de l’apparition de la vie. Alors en appeler à l’intelligence pour résoudre le problème de rétribution des auteurs pour vente de leurs livres en occase…

(Idée) : une célébrité se confie à deux magazines. Deux coming-out absolument contradictoires.

Comment se défendrait-on d’un invasion de morts-vivants si ceux-ci avaient une tenue rayée – celle des camps de l’holocauste ?

2020 / chapitre 8