Parutions : liste chronologique

(chaque titre grisé renvoie à un article ; à terme tous auront le leur.
mais dans un parfait désordre de publication – selon notre humeur.)
Vous trouverez le lien vers le site de l’éditeur entre parenthèses.

[2008]
la rivière sans visage (Harry Dickson No. 181 / FASCICULE)
Le ministère du grand nocturne (Harry Dickson No. 184 / FASCICULE)
LE RÉVEIL DU CHRONOMAÎTRE (Harry Dickson No. 187 / FASCICULE)

[2009]
Le baal des psychonautes (Harry dickson No. 182 / FASCICULE)
le secret de la pyramide invisible (Harry dickson No. 183 / FASCICULE)
la treizième face du crime (Harry dickson No. 202 / FASCICULE)
crime avec fait étrange (hebna calde no. 1 / fascicule)
le dieu inhabité (Harry dickson No. 185 / FASCICULE)
crime avec singe (hebna calde no. 2 / FASCICULE)

[2010]
le meurtre de poplar hospital (lady lace no. 1 / FASCICULE)
le désert des chercheurs d’ordre (Harry dickson No. 186 / FASCICULE)
Jeanne d’arc contre le maître des vampires (jeanne d’arc no. 1 / FASCICULE)
jeanne d’arc au pôle nord (jeanne d’arc no. 2 / FASCICULE)
le fil à couper le cœur (Harry dickson No. 188 / FASCICULE)

[2011]
la mort aux tentacules de poussière (le psychagog no. 1 / FASCICULE)
souvenirs à propos de harry dickson par un affabulateur venu de mars (PRÉFACE)
musée-homme (NOUVELLE)
chimère (NOUVELLE)
l’isoloir (NOUVELLE)

[2012]
le cimetière des hommes morts (harry dickson No. 189 / FASCICULE)
ravageuse ! (cover to cover no. 1 / FASCICULE)
oops !… they did it again (NOUVELLE)
l’homme au cœur double (NOUVELLE)
the man with the double earth (NOUVELLE / TRADUCTION de la précédente)

[2013]
les revenants de l’île de pâques (NOUVELLE)
necroporno (ROMAN)
on se revoit à la saint-truphème (NOUVELLE)
SEPT POUR UN MILLION (NOUVELLE)
Amour, siamois et sorcellerie (NOUVELLE)
JE ME DÉCIDAI POUR UNE HISTOIRE COURTE (NOUVELLE)
les onze mille gorges de l’océan (NOUVELLE)
l’île du docteur corman (FASCICULE)

[2014]
les porteurs de deuil (Harry dickson No. 190 / FASCICULE)
la machine à explorer baker street (NOUVELLE)
chienne (NOUVELLE)

[2015]
les marionnettes de la mort (NOUVELLE)
hors des eaux (NOUVELLE)
killing joe d’amato (NOUVELLE)
le bruit des os (NOUVELLE)

[2016]
harry dickson s’amuse (NOUVELLE)
harry dickson 1 (RECUEIL)
VERs MARS à bicyclette (PRÉFACE THÉÂTRALE)
HARRY DICKSON 2 (RECUEIL)
l’homme qui traversa la terre (ROMAN)

[2017]
L’eau-delà (NOUVELLE)

[2018]
Femmes d’argile et d’osier (roman)
un couteau inconsolable (Harry dickson No. 191 / fascicule)
Firmin le lapin (nouvelle)

[2019]
Un spectre hante les Imaginales (Humeur)
Un épisode de la chasse au P. (NOUVELLE)
Parutions : liste chronologique

JOURNAL 2019 / Semaine 47

lundi 18 novembre

Me suis infligé The Mandalorian pour Werner Herzog. Où comment une sorte de cocotte-minute vantée pour être le meilleur chasseur de primes de l’univers se fait rouler par son employeur qui le paye en boulons ; est sauvé par un droïde issu du croisement d’une pompe à vélo et d’un tourniquet d’arrosage ; se prend une branlée par des roadies de Neil Young hauts comme trois couilles (cf. Rust never sleeps) ; se prend une branlée par une sorte de taupe qui pond des œufs type luminaire en ficelle de Nature et découvertes, mais avec du caramel à la place de l’ampoule ; est aidé par Nick Nolte qui mesure 1,20 m et a un masque en latex de Brad Dourif ; se mue finalement en baby-sitter d’un rejeton de Bambi et d’une scarole. Pal. Pi. Tant. Et mou, au moins ça repose. Je suis certain qu’il va croiser Bud Spencer et Terence Hill.

mardi 19 novembre

Lu deux polars : Un bateau plein de riz (Alicia Giménez Bartlett), sympathique. Et Les mers du sud (Manuel Vásquez Montalbán), une aventure de Pepe Carvalho. Chaque siècle construit ses ruines (p. 269).

mercredi 20 novembre

Échange avec le V. des Moutons, qui se félicite (et m’en fait part) de l’excellente remise en place de Femmes… par leur nouveau diffuseur, MDS (500 ex. pour janvier) et me confirme la sortie poche avec – tenez-vous bien – un bandeau. Par contre, j’ai appris que les Harry Dickson étaient partis au pilon – du fait d’Harmonia Mundi.

jeudi 21 novembre

Travailler cette notion de non explication dans les romans. Lutter contre l’idée du lecteur que ce qui ne propose pas d’explication est inachevé ou facile. L’écrivain n’a pas nécessairement à témoigner d’omniscience par rapport à ce qu’il décrit. En ne rationalisant pas, il convoque les courants sous-jacents de l’affaire.

Ce que j’ai à écrire vient d’une région largement en deçà des zones abordées par Scrivener ou autres méthodes préparatoires à l’écriture proprement dite, qui aident à sa cohérence factuelle, à sa structure, à son objet. C’est une non-méthode de révélation où se nouent des choses secondaires, où se rencontrent des détails jetés sur la feuille à mesure que j’avance. Je vois la structure sous-jacente apparaître et se révéler à mesure, sans intervenir autrement qu’en soupesant des possibilités. Lorsque je regarde un roman terminé, je me dis que j’aurais été totalement incapable de le penser dans son entière cohérence avant de le rédiger.

vendredi 22 novembre

En fantasy, l’envol inventif de l’esprit est cadré par la cartographie, les liens familiaux, les découpages politiques. C’est une représentation de contrées imaginaires asservie par les règles de la réalité.

samedi 23 novembre

Si la production du genre fantasy se sublimait grâce à toutes ces inimitiés – mais même pas, ces combats de frêles Conan de bibliothèque produisent des récits verbeux et insipides, aussi semblables les uns aux autres que les minuscules armes de figurines militaires.

dimanche 24 novembre

Le réel est si réel qu’aucun projectile théorique ne le perce jamais.

L’année prochaine, je tiendrai un journal où ne seront consignés que les jeudis.

JOURNAL 2019 / Semaine 47

JOURNAL 2019 / Semaine 46

Semaine 46

lundi 11 novembre

Rentrés.

mardi 12 novembre

Avons été chercher de la paille et du jus de pomme chez les Chastragnat. Nous ont raconté des trucs, comment Bernard a appris la batterie avec une pédale qui frappait le bas de la porte de sa chambre, les bals où il accompagnait les musiciens, une famille ayant formé un orchestre, avec le père imprésario et la mère, donc, immèrariote. Mémoire d’un ici sans autre changement que celui du temps qui passe.

mercredi 13 novembre

Remis sur la nouvelle à quatre mains avec Villacampa. Repris Caïman. Plan des 21 chapitres restants.

jeudi 14 novembre

Ai bien fait de tarder à prévenir les Moutons pour les livres à Sèvres : puisque je suis invité, c’est la libraire qui s’en charge (mais elle a des difficultés à se les faire livrer).

Catherine a commencé à rentrer les pots pour l’hiver. Elle a paillé certaines persistantes et que fait Chastragnette ? Elle dort dans la paille. Moins de deux mètres au-dessus d’elle, les mésanges picorent les graines mises dans un pot ; elle va bientôt être couverte de cosses de tournesol.

vendredi 15 novembre

Si Tic et Tac étaient islandais, ils se remercieraient ainsi : — Tak, Tic. — Tak, Tac !

Toujours veiller à avoir quelque chose à dire.

samedi 16 novembre

Anniversaire du frangin à Londres : lui ai téléphoné le matin, ai appris qu’il y avait un décalage horaire, hin hin.

Ramassage des pommes le matin, pressage l’après-midi, repas arrosé le soir : on braille de douleur dès qu’il faut s’assoir ou se lever.

dimanche 17 novembre

Idem. Plus repas chez Élisabeth. J’apprécie les discutions où l’on échange, ça repose des confrontations.

JOURNAL 2019 / Semaine 46

JOURNAL 2019 / Semaine 45

lundi 4 novembre

Sommes retournés marcher à La Frette-sur-Seine, où nous avons vécu dans les années 80. Le pavillon des bords de Seine est toujours là. En lisant Delirium, j’ai appris que Druillet a vécu à 50 m de là (mais 10 ans plus tard).

Le village est préservé, mais, plus haut, c’est du béton tout contre la voie rapide, des zones commerciales, etc.

Qui publie sur facebook un post pour exprimer son mécontentement vis-à-vis du parasitage des Utopiales par l’armée ? L’éditeur de Gagner la guerre . 🙂

mardi 5 novembre

Livre des Goguettes du Maquis mis en page.

mercredi 6 novembre

Livre des goguettes chez l’imprimeur.

Le club de la lutte = Fight club.

Drôle de rencontre : nous avons mangé le bouillon d’une poule-au-pot, poule qui vient de chez le voisin, au bout de la rue, à 30 m. Avons ajouté des vermicelles chinois. Qui viennent de Chine. À 9 000 km.

Demain, Ardèche.

jeudi 7 novembre

Ardèche / Lisa. Le coin est chouette. Pensons à y déménager.

vendredi 8 novembre

Lapin et polenta chez François Corteggiani, avec Christophe Alvès, Baptiste et son épouse Cécile.

samedi 9 et dimanche 10 novembre

Salon du polar de Villeneuve-lez-Avignon. Un des meilleurs salons jamais faits. Merci Corinne Tonelli ! Logé dans une cellule de la Chartreuse, nourri dans le cloître, défrayé ET honnêtement rétribué pour proposer ses livres à un public de lecteurs qui, ne connaissant pas, achètent et, lorsque je signale que Femmes d’argile et d’osier et L’homme qui traversa la Terre ne sont pas des polars, répondent : ça change ! et partent avec. Vendu 14 du premier, huit du second et une vingtaine de fascicules Harry Dickson (plus un Béla Bartók et deux Nicollet). Acheté un Vásquez Montalbán (jamais lu de Pepe Carvalho) et Parmi d’étranges victimes de Daniel Saldaña Paris. Et pendant ce temps, dans le merveilleux petit milieu de la SFFF, on s’écharpe à propos de militaires et on se désamifie avec ardeur de facebook.

JOURNAL 2019 / Semaine 45

JOURNAL 2019 / Semaine 44

Nom de dieu ! Déjà vendredi et je n’ai rien pensé qui puisse être écrit dans mon journal ! Je suis tout vide de la tête ou quoi ? Qu’ai-je pensé qui ne soit pas assez doré sur tronche pour passer à la postérité ? Suis-je devenu un idiot au jus cérébral aussi insipide que de l’urine de poisson rouge ? Ne suis-je pas même capable de parler au moins, je ne sais pas, de ma mutuelle ? De mes problèmes de voiture ? N’ai-je rien à dire sur nos hommes politiques ? Sur le voile ? Sur Joker ? Ha ! Aurais-je passé mes heures à faire autre chose que de m’écouter ? Aurais-je vu des gens ? Aurais-je lu ? Travaillé à Caïman ? (Oui : je boucle le chapitre 23.)

Ai-je au moins assuré une permanence sur facebook ? Même pas – ou le strict minimum, deux likes jetés au hasard comme deux grains dans une basse cour.

Me suis-je usé au moins dix minutes les méninges à trouver un sens à quelque chose ? Pas certain. Mais lundi, on a mesuré l’effet-Calva sur le fou-rire d’une voisine ; ce soir, on va fêter les 60 ans de la frangine. Demain soir, on va causer littérature et polar au Maquis. J’apporte Mathématique du crime (Guillermo Martinez) et Le tonneau (Crofts). Dimanche, on file dans le Val-d’Oise.

Qu’ai-je vu ? Deux films avec Jessica Chastain. Je sais pourquoi : son nom me rappelle le Chastaing à Chateauneuf-sur-Loire, le long du fleuve avec ses arbres énormes où je me promenais enfant tandis que mon grand-père pêchait. De là, de cette époque insouciante, je bascule dans un film où elle traque Ben Laden et dans un autre sur les lobbyistes pro-armes aux USA. Je cherche d’autres lieux de mon enfance qui porteraient le même nom qu’une actrice… Jessica Trocadero ? Jessica La Rochelle ? Jessica Luc-sur-Mer ? Un film sur le lobby du fromage pasteurisé avec Jessica Membert ? Même pas.

Qu’ai-je lu ? L’intégrale des Mythagos de Robert Holdstock ; Tristesse de la terre de Vuillard ; Le manoir des roses et La citadelle écarlate (anthologies d’Heroic fantasy) – ceux-ci essentiellement pour dénicher des épigraphes rigolotes en tête de chaque chapitre de Caïman (il m’en faut au moins 42). Quel drôle de genre littéraire, l’Heroic Fantasy… Épées et poèmes. Force brute contre l’Indicible. Brak, Kull, Conan, Elric… Des bœufs tourmentés.

Voilà. Ouf. Je viens de penser quelque chose d’assez rutilant pour figurer dans mon journal : L’Heroic fantasy relate les affres de bœufs tourmentés par l’Indicible.

samedi 2 novembre

Il pleut. Le vent repousse la fumée hors de la cheminée. Par moment, la salle ressemble à l’intérieur d’un nuage.

Le fiston a vu mon livre aux Utopiales. Il a écouté Damasio lire un chapitre de Furtifs et en a sagement conclu que c’était du gloubi-glouba vieillot.

dimanche 3 novembre

Il pleut. En route pour le Val-d’Oise. Brrr…

JOURNAL 2019 / Semaine 44

JOURNAL 2019 / Semaine 43

lundi 21 octobre

Les filles pressées se maquillent au fond de train.

Écrire de l’imaginaire est une activité de placard. Plus le lectorat est exigu, plus la liberté est grande ? Non. Ce lectorat de placard est casanier.

mardi 23 octobre

Pour qu’un texte d’aventure fonctionne, on peut aussi repousser l’écrivain dans les limbes, qu’il n’apparaisse pas dans la narration.

mercredi 24 octobre

Réunion livre Goguettes jusqu’à 2h du matin. Me suis aperçu que je ne connaissais rien de la chanson française. Ouf.

jeudi 25 octobre

Peaky Blinders #5 : toujours ces ralentis, ces gerbes d’étincelles dans l’atelier, cette musique anachronique dissonante, ces gros plans dès qu’il allume une clope, ces répétitions de prénoms (Arthur ! Arthur ! Ada ! Ada ! Polly ! Polly !). Ces ficelles, ces discours mis par d’autres dans la bouche de Thomas. Des raclures en dernier recours face à pire raclures qu’eux – toujours, pires qu’eux, servies sur un plateau, qu’on les voie encore massacrer. Bref, je me lasse.

vendredi 26 octobre

Déjà vendredi ?

samedi 27 octobre

Vi The clovehitch killer (Duncan Skiles), sur un fils qui suspecte son père d’être un serial k. Famille croyante, etc. Glaçant et très réussi.

dimanche 28 octobre

Lire un roman ne m’a jamais incité à l’analyser – ni, donc, à pouvoir en restituer quelque chose, à parler de son propos, de ses qualités, etc. Un roman est une interface entre moi et mon imagination. Je lis, mon esprit vagabonde, bombardé de choses impromptues (le passé entouré de gradins, dans Tristesse de la terre d’Éric Vuillard ; le fabuleux pouvoir de combustion du sens à travers le spectacle) ; et donc, moins l’auteur met en mots les saillies de son intelligence, ce qui interrompt la trame, plus l’incitation est aisée. Il faut donc que le récit soit délivré sans la présence de qui l’écrit. La réflexion de l’auteur sur de son texte ne m’est pas utile, ni l’indicatif de son degré de subtilité avec ses remarques parasites. Lorsqu’il trouve un équilibre entre ses pensées signifiées par un autre biais que ses personnages, et une narration qui à un moment s’échappe également des nécessités de l’histoire pour partir en biais, là, oui. Ce flottement où ce qui est écrit se détache à la fois de l’histoire et de la réflexion et où, là, mon esprit suit, là, mon imagination est attirée, sans bride. Vuillard recouvre littéralement son récit sous sa propre réflexion. Moi, je n’ai que difficilement pu rêver.

La loi au service des puissants et les puissants au-dessus de la loi.

Le mariage des deux antiques fléaux : la cupidité et la peur. (la narratrice dans Inherent vice (Paul Thomas Anderson).

JOURNAL 2019 / Semaine 43

JOURNAL 2019 / Semaine 42

lundi 14 octobre

La médiocrité se cache derrière le vernis sélectif.

mardi 15 octobre

La politique affirme pouvoir nous protéger de ses propres exactions.

mercredi 16 octobre

Travail.

Vu The son S02 (série avec Pierce Brosnan) : au bout de quelques épisodes, beaucoup de séries n’ont plus rien à dire.

jeudi 17 octobre

255 ans d’invités à La Grange pour un repas et une causerie jusqu’à 19 h.

vendredi 18 octobre

Facebook vs vraie vie. Hier, avons eu à déjeuner : Jeannine (90 ans), Bernard (85 ans) et Raymond (80 ans). Merci d’avoir venus et d’avoir foutu d’l’ambiance ! Discussion non polémiste, mais très touchante, évocation détaillée de la génération rurale née entre 1925 et 1945. Puis, aujourd’hui, avons été acheté une bouteille de Matusalem Gran Reserva (vieux rhum contre la grippe, en complément du vaccin) et en traversant la forêt, paf ! un cerf à dix mètres de la voiture, haut comme un cheval avec des bois presque noirs. Du soleil sur les routes mouillées. Bref, la vraie vie vs Facebook. Et puis je relis Robinson Crusoé, dans l’agréable et fine traduction de Françoise du Sorbier. Et voilà que je lis : Je considérais maintenant le monde comme un lieu lointain où je n’avais rien à faire, dont je n’attendais rien, et qui ne m’inspirait aucun désir : en somme, un lieu avec lequel je n’avais plus de commerce et n’en aurais probablement plus jamais. (p. 174). Alors, vraie vie ou vraie vie ?

samedi 19 octobre

Seules les trois tirades et demi de Tom Hardy sont à sauver de Peaky Blinders #4.

Par contre, Kelly Reilly dans Yellowstone, ouch. Elle est immense !

dimanche 20 octobre

Après Mes Moires de Dionnet, j’ai donc lu Delirium, celles de Druillet. Du coup, j’ai remis le nez dans ses vieilles bandes. En dehors de la charge nostalgique des 6 voyages de Lone Sloane et de quelques belles planches des albums suivants, il faut bien admettre que c’est assez laid.

Il pleut. Les chattes regardent toutes les deux tomber la pluie sur le banc, dehors, à l’abri sous l’avancée du grenier.

JOURNAL 2019 / Semaine 42

JOURNAL 2019 / Semaine 41

lundi 7 octobre

[Tout d’abord, j’ai besoin d’un éditeur. Déjà parce que je l’aime mon éditeur, on discute ensemble, on parle littérature, on boit des coups, on voyage, on travaille et on se marre.]…[Après m’avoir aidé à parachever un livre, il en parle aux libraires, les rencontre, met mon texte en avant, leur demande de le lire, de le vendre aux lecteurs qui vivent autour de leur librairie et que je n’ai aucune chance d’atteindre avec l’internet d’aujourd’hui.] (Piqué à Thierry Crouzet)

Et aussi, du même : [Je poste une blague en ligne : « Prix littéraires : ils sont si nombreux que je dois le faire exprès pour n’être dans aucun. » Mais ce n’est pas rigolo, c’est même putain de frustrant, avoir l’impression que tous les autres sont des écrivains respectables et pas moi.] Non, rien….

(Le mien d’éditeur, j’ai ébrêché l’image qu’il veut donner de lui, et en y répondant de sa manière, il l’a élargie.)

Carnival Row : parallèle à retenir entre les dos de ceux qui se flagellent el les cicatrices des ex-fées mutilées.

mardi 8 octobre

Travaillé sur Caïman et c’est tout.

mercredi 9 octobre

Idem 8.

jeudi 10 octobre

Idem 9 + deux kilos de coulemelles.

vendredi 11 octobre

Idem 10 + cardiologie à Auxerre : pile du défibrillateur à 80%.

samedi 12 octobre

Quoi donc ? Du monde à la maison, un canard à l’orange.

dimanche 13 octobre

Salon du livre de Migennes.

Cher journal, j’ai pas envie de causer. Je pense à des tas de trucs, mais je trouve insane de t’en faire part tous les jours. C’est un jeu à la con.

JOURNAL 2019 / Semaine 41

JOURNAL 2019 / Semaine 40

lundi 30 septembre

Tenu vingt minutes devant The wandering earth (SF chinoise) où comment constater le sacrifice du cinéma à des considérations géo-financières. Nul, laid et rebattu.

mardi 1 octobre

La gamine Catherine les a à son tour, ses soixante-et-un ans !

mercredi 2 octobre

Lu Robur-le-Conquérant / Maître du Monde (Jules Verne) et travaillé à Caïman.

jeudi 3 octobre

Lu Chien du Heaume (Justine Niogret) / Kull le roi barbare (R. E. Howard) et au travaillé à Caïman.

vendredi 4 octobre

Lu Les culbuteurs de l’enfer (Roger Zelazny) / Relation du voyage d’Aguirre (Francisco Vasquez) et travaillé à Caïman.

samedi 5 octobre

Lu Épées et mort (Fritz Leiber) / La citadelle écarlate (anthologie) et travaillé à Caïman.

Ai animé le Goût des livres au Maquis, parlé de Grossir le ciel (Franck Bouisse) et de Demasiado corazón (Pino Cacucci). Ai embarqué un Vuilliard sur Buffalo Bill.

dimanche 6 octobre

Lu… rien : c’est dimanche. Goguettes au Maquis.

JOURNAL 2019 / Semaine 40

JOURNAL 2019 / Semaine 39

lundi 23 septembre

Entamé une relecture de Leiber (Le cycle des épées) pour consolider la partie Sword & Sorcery de Caïman. C’est à la fois écrit de manière bancale, sans rythme, avec des phrases longues et mal fichues, mais, dans le domaine, c’est tout de même pas mal. Les personnages sont attachants, on ne sait vraiment jamais vers quoi se dirige l’histoire. Il y a un certain charme à l’affaire. Et Leiber place des propos, des opinions qui sortent du cadre – comme le laïus politique d’un héros bourré face au chef de la guilde des voleurs dans Mauvaise rencontre à Lankhmar : le discours est plus brillant que le personnage et arrive là de manière inattendue et bancale. Ça parle de politique et de voleurs. Bien vu.

mardi 24 septembre

Nos dirigeants gouvernent sous la protection de la police.

mercredi 25 septembre

Je ne regarde plus la télé depuis que Lepers est parti, mais ce doit être Questions pour un nichon maintenant, non ?

Hollow coast.

jeudi 26 septembre

(Mode zombie, comme le More brains du Retour des morts-vivants de Dan O’Bannon 🙂 On – veut – des – é – lé – ments – de – lan – guage.

vendredi 27 septembre

Boulot sur CAÏMAN.

Vu P.T.U. (Johnnie To) : filmé uniquement la nuit lorsque les magasins sont fermés, plus de 2 ans de tournage, d’après Dionnet.

samedi 28 septembre

Le monde est plein de petites vies (une aristocrate dans Maîtres & valets).

dimanche 29 septembre

Vu la série The Fall : c’est étrange, Gillian Anderson parle de plus en plus bas à mesure de son enquête, qu’elle en devient inintelligible, et le serial killer choisit de se tuer. Une parabole sur l’impuissance de la police ?

Vu aussi Maitres & vallets où on croise brièvement l’actrice Niamh McGrady, qu’on croise brièvement dans The Fall.

JOURNAL 2019 / Semaine 39

JOURNAL 2019 / semaine 38

lundi 16 septembre

Oh ! Les Moutons électriques republient du Ayerdhal, du Jaworski et du Ruaud. En fait, ils n’ont que deux auteurs : Jaworski et Ulule.

Un détective privé nommé Seldom Sober.

mardi 17 septembre

Je ne circonscris pas mes récits au milieu d’écrivains que je côtoie.

Tout futur technologique est obsolète par nature.

mercredi 18 septembre

Ai donc appris ce week-end que la qualité d’un roman dépend aussi du nombre d’écrans dont dispose l’écrivain pour le saisir et coordonner tous ses logiciels d’aide à la structuration du récit.

Lu Sur Mars (Arnauld Pontier chez III5) : aimable novella qui use sans recul de name-dropping, des deux-points et de tirets.

Anniversaire. Dionnet : Mes moires et Defoe : Robinson Crusoë.

jeudi 19 septembre

En route pour une vaillante soixante-deuxième année !

Ai appris dans La centrale d’énergie (John Buchan) qu’on appelle bonnet de nuit le petit verre d’alcool avant le coucher.

vendredi 20 septembre

Dans Mes moires, Dionnet ne présente pas les personnes dont il parle. C’est inutile : je les connais toutes ou presque, pour leur travail et leurs curiosités, depuis la fin des années soixante… Et il n’aborde pas leur mort.

samedi 21 septembre

Faire travailler son imagination sur la constatation que beaucoup de couvertures des littératures de l’imaginaire présentent un personnage vu de dos. En dresser la liste. BD d’après Jaworski / Chien du Heaume / Seppuku / etc.

dimanche 22 septembre

Ai effectué le découpage des futures Chroniques de Caïman en 76 chapitres. Ma méthode de travail sera de m’inspirer d’un ensemble de livres pour chaque univers (i y en a quatre) : Leiber, Niogret & Zelazny / Gianbatista Basile & Perrault / Francisco Vásquez, Cabeza de Vaca & Catalina de Erauso. Plus Ogrur, qui se fera écraser par un autre personnage au mileu du livre. Dans Caïman, une sorte de post-apo ras-du-sol mais également en orbite, il y aura des objets-fantasy comme le crâne de Gretha Thunberg et des phrases comme : Le XXIe siècle sera bref.

Ne me manque plus que 40 000 signes (ou trois chapitres) pour conclure Tous mes potes sont des bâtards : je laisse reposer quelques temps pour nourrir l’inspiration, histoire de ne pas le terminer de manière descendante.

L’imagination n’est-elle pas trahie par l’action ? Écrire est-il mieux que rêvasser ? L’imagination a-t-elle besoin d’un support manufacturé (livre ou DVD) alors que seule la pluie d’un dimanche après-midi suffit ?

JOURNAL 2019 / semaine 38