Parutions : liste chronologique

(chaque titre grisé renvoie à un article ; à terme tous auront le leur.
mais dans un parfait désordre de publication – selon notre humeur.)
Vous trouverez le lien vers le site de l’éditeur entre parenthèses.

[2008]
la rivière sans visage (Harry Dickson No. 181 / FASCICULE)
Le ministère du grand nocturne (Harry Dickson No. 184 / FASCICULE)
LE RÉVEIL DU CHRONOMAÎTRE (Harry Dickson No. 187 / FASCICULE)

[2009]
Le baal des psychonautes (Harry dickson No. 182 / FASCICULE)
le secret de la pyramide invisible (Harry dickson No. 183 / FASCICULE)
la treizième face du crime (Harry dickson No. 202 / FASCICULE)
crime avec fait étrange (hebna calde no. 1 / fascicule)
le dieu inhabité (Harry dickson No. 185 / FASCICULE)
crime avec singe (hebna calde no. 2 / FASCICULE)

[2010]
le meurtre de poplar hospital (lady lace no. 1 / FASCICULE)
le désert des chercheurs d’ordre (Harry dickson No. 186 / FASCICULE)
Jeanne d’arc contre le maître des vampires (jeanne d’arc no. 1 / FASCICULE)
jeanne d’arc au pôle nord (jeanne d’arc no. 2 / FASCICULE)
le fil à couper le cœur (Harry dickson No. 188 / FASCICULE)

[2011]
la mort aux tentacules de poussière (le psychagog no. 1 / FASCICULE)
souvenirs à propos de harry dickson par un affabulateur venu de mars (PRÉFACE)
musée-homme (NOUVELLE)
chimère (NOUVELLE)
l’isoloir (NOUVELLE)

[2012]
le cimetière des hommes morts (harry dickson No. 189 / FASCICULE)
ravageuse ! (cover to cover no. 1 / FASCICULE)
oops !… they did it again (NOUVELLE)
l’homme au cœur double (NOUVELLE)
the man with the double earth (NOUVELLE / TRADUCTION de la précédente)

[2013]
les revenants de l’île de pâques (NOUVELLE)
necroporno (ROMAN)
on se revoit à la saint-truphème (NOUVELLE)
SEPT POUR UN MILLION (NOUVELLE)
Amour, siamois et sorcellerie (NOUVELLE)
JE ME DÉCIDAI POUR UNE HISTOIRE COURTE (NOUVELLE)
les onze mille gorges de l’océan (NOUVELLE)
l’île du docteur corman (FASCICULE)

[2014]
les porteurs de deuil (Harry dickson No. 190 / FASCICULE)
la machine à explorer baker street (NOUVELLE)
chienne (NOUVELLE)

[2015]
les marionnettes de la mort (NOUVELLE)
hors des eaux (NOUVELLE)
killing joe d’amato (NOUVELLE)
le bruit des os (NOUVELLE)

[2016]
harry dickson s’amuse (NOUVELLE)
harry dickson 1 (RECUEIL)
VERs MARS à bicyclette (PRÉFACE THÉÂTRALE)
HARRY DICKSON 2 (RECUEIL)
l’homme qui traversa la terre (ROMAN)

[2017]
L’eau-delà (NOUVELLE)

[2018]
Femmes d’argile et d’osier (roman)
un couteau inconsolable (Harry dickson No. 191 / fascicule)
Firmin le lapin (nouvelle)

[2019]
Un spectre hante les Imaginales (Humeur)
Un épisode de la chasse au P. (NOUVELLE)

[2020]
le mollard dans le désert (nouvelle)
11,000 underwater gorges (NOUVELLE / TRADUCTION des onze mille gorges de l’océan)
Parutions : liste chronologique

2021 / chapitre 8

Negra soledad (Ramón Díaz Eterovic) Un polar chilien assez besogneux, mais pas désagréable. Avec une enfilade de chapitres composés de dialogues dépouillés, histoire de faire des pages. Le héros, un privé, cite beaucoup de bouquins. Et même ceux du scribouillard qui écrit ses enquêtes. Il parle à son chat Simenon, et son chat lui répond. Même pour crever dans la rue, il faut avoir des relations. (p. 45). Nous parlons de marché, Becerra, et tout ce qui favorise le marché est acceptable selon les paramètres de la loi de la jungle. (p. 234). Sans aller plus loin, si tu ne changes pas ma litière, je vais finir par te dénoncer à ces organismes d’État qui sont censés protéger l’environnement. (p.242). ― Il n’a jamais cessé de faire du sport et surveillait son alimentation. […] J’ai eu envie de lui dire qu’à ma connaissance, il y avait plus d’infarctus dans un marathon qu’au comptoir d’un bar (p. 270). Si tu ne peux pas tuer ton ennemi, tu peux au moins assister à ses obsèques. (p. 290). L’année dernière, je suis allé demander un certificat de naissance à l’état civil. C’est incroyable comme les années ont passé. (p. 305).

Quand tu regardes les BA des films sans le son, tu ne vois que le formatage.

Prétentieuse déclamation.

Construire une histoire autour (de rien).

Au bout de vingt ans, les films devraient perdre leur couleur au profit du noir et blanc. Puis au gris. Et disparaître. Les films devraient avoir une durée de vie donnée. Leur propos et leur subtilité devraient être visés de nouveau par d’autres cinéastes.

Complications (Nina Allan) Les quatre premières nouvelles auraient suffi à l’effet recherché du recueil ; les deux dernières sont inabouties et confuses. Vous m’avez déjà dit qu’il n’était pas possible de voyager dans le temps comme on l’imagine habituellement, alors à quoi ça sert ? — À rien. Mais les gens du gouvernement refusent de le croire. (Le Vent d’Argent, p. 111)

Roman abandonné en cours de lecture : La distance qui nous sépare (Renato Cisneros).

2021 / chapitre 8

2021 / chapitre 7

2021 CHAPITRE 7

Deux romans abandonnés en cours de lecture : La tannerie (Celia Levi) et Le bruit du dégel (John Burnside).

La Saint-Valentin ? Surtout une occasion de lire ou d’entendre des phrases émouvantes. Comme hier Catherine qui, voyant l’état de mon assiette entre la potée et le fromage, m’a demandé : tu veux pas que je te retire le jus ?

On dirait vraiment quelqu’un qui apparaît sur le chemin de garde d’une forteresse assiégée pour brailler après un truc considéré injuste et qui disparaît aussitôt, Roland hautain et agonisant qui souffle dans son olifant Ulule. Reproche à un magazine en perte de vitesse de s’intéresser à notre lectorat. Fait la fine bouche devant ce qui n’est pas nourri d’un concept non utilisé dans un écrit antérieur (qu’il connait, lui).

Quand on pense à visiter un pays, on veut juste manger sa poussière, respirer son air, regarder ses horizons. On se songe pas à son existence administrative.

Le ciel est noir de grues.

Pourvu que je ne confonde pas Gina Jordana et Camilia Carano.

Ils puisent sans relâche dans les pièces de la culture populaire et assemblent des romans qui ne présentent à mes yeux aucun intérêt narratif. Ma culture (années 60 à 80) est moribonde, en voie d’oubli, ignorée par ceux d’aujourd’hui qui ont la leur. Les gens dont je parle, des quarantenaires, ne créent rien. Ils recyclent. Ils sont sur la face descendante d’une vague à laquelle ils puisent leurs armes – des armes dont on a limé le chien et qui percutent à vide. Il n’y a aucune création, aucune réaction assez acérée, ils y prêtent une pertinence par rapport à aujourd’hui qui est émoussée.

Histoires bizarroïdes (Olga Tokarczuk) Belle découverte. Avec Nina Allan et Claire Duvivier, ce que j’ai lu de plus enthousiasmant depuis le début de l’année. Ils considèrent qu’ils sont des fruits. L’homme est un fruit, disent-ils, et les animaux le mangeront. (Les enfants verts, p. 32). [Le colloque] portait sur les relations des sciences dures avec l’art ou la littérature ; la communication du professeur traitait de l’influence de la consommation de protéines sur la vision des couleurs. Il y expliquait que le développement de la peinture hollandaise avait été en corrélation étroite avec l’accroissement de l’élevage du bétail et le bond fait par la consommation hautement protéinique des laitages, les acides aminés contenus dans le fromage activant le développement de certaines structures du cerveau liées à la vision des couleurs. (Une histoire vraie, p. 68). Désormais atteint de démence, il était l’homme le plus énigmatique du monde. (Le Transfugium, p. 109). Rien de cette sainteté que l’on m’avait promise ne se trouvait en Inde. Je ne découvris rien qui eût pu justifier toute cette souffrance. J’ai vu un monde mécanique, biologique, organisé comme une fourmilière avec un ordre établi qui était idiot et relevait de la force d’inertie. Que Dieu me pardonne. (La montagne de Tous-les-Saints, p. 142).

Nouvelle (ironique, suite au énième débat à propos du Goncourt sur la SF comme genre littéraire et chasse gardée) : pour tuer le temps à bord d’un astronef pour Proxima du Centaure, des grossistes en D-Liss tentent de définir ce qu’est la « littérature blanche ». Le refus du monde et l’auto-glorification. Pas besoin d’un long voyage pour répondre, me répond G. B***. Ouch. Il parle donc de la blanche pure. Non coupée.

Aucun organisme né sur Terre ne peut s’échapper dans le cosmos. Aucun.

Certains optent pour un langage clair, direct, une formulation limpide, franche et précise de leurs idées. Moi pas. Est-ce un choix ? Est-ce le résultat d’une inaptitude à la clarté, un défaut de mon aptitude à la formulation – ou mon esprit se complait-il mieux dans l’informulé ?

Milieu : soit tu en demeure le noyau, soit tu en deviens le fruit. Rabougri ou en expansion. Racorni ou à la rencontre des vents.

Un autre ordre peut exister. Cessons de vouloir maintenir l’actuel en vie. Pas nécessairement par rage. Par simple compassion.

Tant de mots pour si peu de changement.

Plus de livres. Des mèmes, des T-shirts et des mugs.

2021 / chapitre 7

2021 / chapitre 6

Mes rapports avec mon éditeur sont du même genre de courtoisie qu’entre un mort et sa tombe.

Le gouvernement et ses sbires économiques ou armés ne forment pas une entité imprenable.

Quelle que soit leur causes, les prosélytes intransigeants font le vide autour d’eux, s’isolent et disparaissent au détriment de leur cause.

Déjà trois lettres de France Alzheimer, alors que je ne suis pas abonné. Je me demande qui s’occupe du courrier, chez eux.

De ma tête coupée / je me suis fait un oreiller.

Some heroic fantasy is hyperboring.

Des récits vides écrits avec l’affectation de qui se veut écrivain écrivant. Beaucoup de textes sont délivrés par des plumes qui miment ce qu’est l’écriture. Comme des acteurs qui chantent miment sans aucune sincérité, nécessité ni âme l’acte de chanter.

Vendôme LVMH : a) Damasio n’invente rien. b) Damasio a exploité une réflexion du think tank LVMH. c) Damasio et La Volte ont confié la comm des Furtifs à LVMH.

Un éditeur forme un gestalt avec un auteur, il ne le vire pas lorsque ce dernier braille légitimement après le non-travail du représentant anéantissant des mois de labeur.

La bête de miséricorde (Fredric Brown) La cuisine aussi était un trou à cochons. (p. 39).

La politique est une force qui n’a de cesse de s’annuler.

2021 / chapitre 6

2021 / chapitre 5

Les velléités productives de certains éditeurs d’imaginaire reviennent à exhiber un vieux crouton trouvé derrière une malle et à le ramollir en le plongeant dans l’eau puisée à la source d’une souscription Ulule.

Quatre marcassins rayés de la taille d’un sac à main grognant comme des grosses bêtes juste sous mon nez sont entrés chez le voisin par la porte ouverte

Castex ferme les bars et durcit le thon.

Le rayon vert (Jules Verne) Alors le timonier donne un coup de barre, la ligne de foi du compas est mise au rhumb de l’ouest, on double l’île d’Arran, on tourne le grand doigt de la presqu’île de Cantyre, on en remonte la côte occidentale, on s’enfonce dans le Gigha-passage, à travers le détroit du Sund, creusé entre les îles d’Islay et de Jura, et on arrive à ce secteur largement ouvert du Firth of Lorn, dont l’angle rétréci va se fermer un peu au-dessus d’Oban. (p. 46). Il n’écoutait pas, il ne voyait rien, il ne se taisait jamais. (p. 64).

The Reptile Enclosure (J. G. Ballard – The complete short-stories) For ten years the thousand cautions and compromises accepted each day to make existence tolerable had steadily secreted their numbing anodynes, and what remained of his original personnality, with all the possibilities, was enbalmed like a specimen in a jar. (p. 431).

Les actualikés.

La jubilation de lecture qui te fait préférer Colas Breugnon à Dune, Kipling à Damasio et Narayan à Peng Shepherd. Et le plaisir de découvrir des auteurs comme Nina Allan (pour cette dernière, l’écho familier de son histoire où deux réalités s’interpénètrent de manière incertaine te séduit, jusqu’au moment où la dernière ligne des remerciements est adressée à mon compagnon, Christopher Priest).

2021 / chapitre 5

2021 / chapitre 4

Sans la montée artificielle de fièvre commerciale, on se rend compte qu’on en a pas grand chose à foutre de la sortie d’un blockbuster mondial.

Un forcené étouffe sa famille avec de la laine de roche en hurlant: Isolation à un euro ! Isolation à un euro ! Aux policiers qui le maîtrisent, il dit avoir obéi à une directive européenne qui lui parlait dans sa tête. Encore un cas de radicalisation téléphonique, conclura le juge.

De toute façon, soit t’es binaire, soit t’es non-binaire. (Ou, pour dire plus subtilement : de toute façon, soit t’es non-binaire.)

Les dynamiteurs Benjamin Whitmer. Un bouquin du genre noir, avec ses expressions qui tapent, mais qui se révèle trop peu entraînant. La moitié de la police de Denver était là, elle aussi, assise avec les clochards pour bouffer gratuitement. (p. 39). Bon dieu, je déteste quand il s’exprime par citations, dit Cole. Je peux pas faire confiance à un homme qui parle avec les mots d’un autre. (p. 85). Voilà, fondamentalement, ce qui fait qu’un pigeon est un pigeon : il se croit membre d’un groupe. (p. 155). Il y avait trois femmes inconscientes étendues sur les méridiennes. Ce n’étaient pas des putes, ça se voyait. Propres et pimpantes, complètement nues en dehors d’un léger vernis de sueur, toutes les trois blanches comme des carcasses dans la prairie. (p. 183). C’est vrai, quoi, j’ai toujours eu envie de voir un flic se faire tuer. — C’est pas aussi joli que tu le crois. (p. 222). Derrière le comptoir, une femme à tête de crachoir nous regarda avec ses petits yeux. (p.321).

Devs (Alex Garland) Les acteurs ont un bon texte à dire, concis et adéquat, et si certains plans ont tendance à se Terrence Malick-iser, là au moins, à chaque fois qu’un personnage dit Jesus, le sous-titre affiche Purée.

Un ex-édité par nous nos-zauteurs on les aime-gnagnagna.

Elle n’avait pas le popotin moisi.

La fracture (Nina Allan) Le livre s’appelle Fracture. Il parle d’une jonction. Plus on avance, plus ça s’entremêle pour une confusion étrange. Jamais on n’est perdu, jamais on sait exactement où on est. Il y a un écho du livre de Claire Duvivier, Un long voyage. — Qu’est-ce qui t’a fait revenir à Manchester ? demanda Selena. — La pluie. (p. 65). — Une xénométallurgiste ? — Elle est spécialisée dans les minéraux et les métaux qui ne viennent pas de la Terre. (p. 90).

Catherine et moi, on se rejoint sur l’essentiel. Du genre Oh celui-là, il sent grave.

Connaisseur blasé, impossible pour lui de se montrer surpris. Agilité d’esprit contre sens perdu de l’émerveillement.

Écrire, c’est écrire. Être publié, c’est dépendre d’un éditeur qui une fois empoché l’aide du SNL passe très vite à l’auteur suivant, d’un diffuseur qui t’escamote, d’un libraire qui a-do-re Jacques Saussey et la reprise inepte de Blueberry, d’un festival qui t’oublie dans la semaine qui suit ton prix, d’un lectorat qui dé-vo-re de la Bit-Lit et d’une blogueuse pour qui Stephen King, whaou.

Manuel de l’écrivain : lorsque tu écris, oublie ce qui s’est fait et les auteurs qui t’ont incité à écrire. Si ton récit croise vers quelque chose de déjà lu (sous forme d’un clin d’œil ou d’un hommage complice, d’un à la manière de), abandonne aussitôt, bifurque. Dès que l’ombre d’une œuvre ou d’un écrivain s’avance sur ta page, fuis.

La fantasy n’est pas un ailleurs, mais un ici traité avec liberté et les noms utilisés pour le singulariser sont composés avec les lettres les moins employées de la langue (le q, le k). Donc, la fantasy est une transposition du réel exécutée avec les lettres les moins utilisées de l’alphabet (et avec le redoublement de voyelles pour l’illusion d’en pouvoir créer d’autres).

2021 / chapitre 4

2021 / chapitre 3

2021 CHAPITRE 3

Vu la piètre qualité des photos de mon assiette prise à chaque repas, je pense échouer à être un écrivain reconnu.

L’association Alzheimer rencontre des difficultés à rassembler les cotisations de ses adhérents.

Sur facebook, on retrouve avec les RIP la frénésie des ventes flash en grande surface : Pernoud, hop, Tanya Roberts, hop Michael Apted, hop hop Phil Spector, hop hop hop Bacri.

Un graffiti dans la neige signé Bansky s’est vendu 1M de $ le litre.

C’est moi qui éteins les lumières (Zoyâ Pirzâd) Tu ne nous avais pas dit pourquoi la grand-mère d’Émilie est restée si petite, dit Armineh, mais nous, nous avons compris. […] Parce qu’elle n’a pas été vaccinée. (p. 109).

Et donc, ces derniers mois, une poignée de films de SF qui procurent avec peu de moyens le frisson de s’être embarqué pour ailleurs : Prospect (Zeek Earl & Christopher Caldwell) ; Aniara (Pella Kågerman & Hugo Lilja) ; Upstream Colors (Shane Carruth) ; Cargo (Arati Kadav) ; The Vast of Night (Andrew Patterson).

Séparer la conscience de tout support physique et de tout besoin énergétique.

Saturne, la planète annulaire (Camille Flammarion).

— Plonger les mains dans l’eau m’a toujours donné envie de pisser. — Et dans le boudin noir ?…

The Man on the 99th Floor (J. G. Ballard – The complete short-stories) He was minimal urban man, as near a nonentity as possible, without friends or family, a vague background of forgotten jobs and rooming houses. (p. 407).

Nouvelle Je m’appelle (x). Je vis en 2021 et je vais écrire une histoire qui se passe en (18**) à (y). Je ne connais pas grand chose à l’époque et ne suis jamais allé à (y). La véracité de ma reconstitution n’est pas importante, ce qui importe, c’est que les personnages qui vont y être animés ne le sachent pas.

Raconter la pandémie actuelle comme un conte bizarre des temps anciens.

2021, l’année des nouveaux-nés prénommés Grogu.

Dorénavant les salariés seront payés selon leur anxienneté.

2021 / chapitre 3

2021 / chapitre 2

En 1984, Lovecraft est projeté sur Dune par Big Brother afin de délivrer Grogu des griffes de Baby Cthulhu.

Dans un futur proche, nous serons tous bannis des réseaux sociaux.

Non à cette liberté liberticide.

Ces séries qui naviguent à vue en se donnant des airs de savoir où elles vont.

No no boy (John Okada) Comme la narration est simple, j’attendais de lire une phrase évoquant quelque chose de simple avec justesse. Je la trouve ci : Elle avait posé ses poignets sur ses genoux, ses mains pleines de terre évitant soigneusement de toucher sa salopette tachée, comme si elle portait une jupe propre. (p. 164). Je mendie, je le sais, et cela sans honte, car c’est ainsi que le monde va. (p. 186). cet homme qui avait fabriqué un chasse-neige dans ville sans neige simplement parce qu’il en avait eu envie. (p. 251). Ils en bavent, les vivants. (p. 275). Je me rends compte que ma vie merdique n’est qu’une toute petite partie de ce monde merdique. (p. 377). Personne n’a le droit de m’interdire d’aller où j’veux. J’ai des dents et des cheveux, comme tout le monde. (p. 393). (Dans la saison 2 de la série The terror qui parle de Japonais internés en Amérique pendant la guerre et tourmentés par un yurei (un esprit), on mentionne, dans l’épisode 5, ce questionnaire, les questions 28 et 29, ainsi que le camp de haute sécurité de Tule Lake.)

Le livre de M (Peng Shepherd). J’y suis allé à reculons, j’ai abandonné au bout de trois chapitres. Encore un livre dont on tourne les pages avec un sentiment grandissant d’exaspération. Aucune fulgurance de style, rien de neuf dans la structure. Un post-apo assemblé selon la mécanique page-turner. Les gens perdent leur ombre, puis la mémoire. Pandémie mondiale. Les survivants errent. Je l’ai repris après avoir lu un autre roman. Vais-je l’abandonner de nouveau ? Arrive cette histoire d’un éléphant à qui une scientifique apprend à peindre – exclusivement des portraits d’elle, cheveux noirs et jambe artificielle. Là-dessus, la sœur de l’éléphant (qui n’a jamais vu la scientifique), parquée ailleurs, se met à peindre à son tour, et à peindre le même portrait. (Ce serait une évocation du véritable éléphant Gajarajan couplée à un récit de la mythologie indienne.) Ensuite, un quartier entier disparaît, lié à la mémoire défaillante du patient zéro. Le livre basculerait-il dans une forme de réalisme magique ? Las ! Retour aux chapitres alternés, à l’écriture fonctionnelle, aux phrases courtes. Répétées. Répétées (mais en italiques). Aux effets soulignés. Et de nouveau, par bribes posées là, une figure géante qui dévore Manhattan, un loup qui parle, une forteresse d’eau qui entoure La Nouvelle Orléans… L’objet bizarre du récit est donc qu’un oubli délibéré provoque le basculement magique du monde et que la perte de son ombre en est une manifestation. Des dizaines de pages sans intérêt, comme conçues de manière aléatoire, sans fonction véritable – et une sidération maladroite. Rouges contres Blancs, etc. Encore une fois, bien qu’impromptu, le magique reste sur un plan cosmétique (ou participe de manière grotesque, plus que fine, à l’intrigue comme l’évasion par ceux qui transforment leur cage en réplique magique de leur camping-car). Je me demande quelle a été la motivation de l’auteure, sinon avancer à vue et produire des pages tandis que la volonté d’irréel tardait à prendre forme. Là encore, à mon sens, travail éditorial inabouti pour un résultat confus. Peut-on vraiment se satisfaire de tout ce fatras ? L’incrustation présidentielle disparut de l’écran. (p. 73) — Bordel, haletait Ory, les mains sur les oreilles. C’est n’importe quoi, putain. (p. 276). Oh, a soudain dit le loup. (p. 314). Je n’y comprends rien, dit Naz, perplexe. (p. 517).

Nouvelle : Les ombres des Blancs se transforment en Noirs.

Il ne montre jamais mieux sa hautaine superbe que lorsqu’il se drape, confit, dans ses inimitiés.

2021 / chapitre 2

2021 / chapitre 1

Nouvelle (Hebna Calde) : Un homme trompé par sa femme sculpte dans les cornes poussées sur son front le manche des couteaux avec lesquels il égorgera les amants.

Le professeur d’anglais (R. K. Narayan) Il n’est pas nécessaire d’introduire de la politique partout, dit Gajapathy. Je souhaiterais parfois qu’il n’y ait pas de politique dans le monde, et que personne ne sache qui gouverne, et comment. Cela nous aiderait à réfléchir sur tous les problèmes avec un peu plus de lucidité et de liberté. (p. 29). « Un homme doit se remarier dans les quinze jours après la mort de sa femme, autrement, c’est la ruine. J’étais la quatrième femme de mon mari, et il s’était toujours remarié dans les trois semaines. Les quatorze enfants sont très heureux. Qu’y a-t-il de mal à cela ? » (p. 182). Toute cette histoire était bien déconcertante. (p. 307). Sa femme, qui était maintenant bien assagie, le suppliait souvent de la laisser apporter à manger. Il déclinait cette offre avec fermeté et déclarait : « Non, c’est ainsi que commencent les problèmes. La cuisine est l’arsenal le plus redoutable que possède une femme. » (p. 324).

Quand je lis les lignes sensées que celle-ci écrit à propos d’une série ; que cet autre publie à propos d’un film et celui-là dit à propos d’une bande dessinée, je songe : Jamais je ne serais capable d’être autant sérieux, prolixe et juste, quel que soit le sujet. Lorsqu’on m’a demandé une préface pour Harry Dickson, je m’en suis sorti par une pirouette. Idem pour un recueil sur Mars : j’ai livré des fictions, pas une réflexion ou une analyse. Je suis absolument dépourvu d’outils intellectuels, de raisonnement, d’application, de décryptage, de méta-lecture. Suis-je un imposteur pour autant ? Pourquoi le penserai-je ? Parce que je trahis l’attente du lecteur demandeur de précision, d’éclairage ? Je ne peux parler sérieusement. Je ne suis capable que d’un amusant babil à propos des choses. Et d’ailleurs, je ne sais toujours pas de quelle manière fonctionne mon esprit, aucune lucidité d’aucune sorte n’a jusqu’ici jamais tenu.

The singing statues (J. G. Ballard – The complete short-stories) Make the statue sing again! (p. 403).

Le gouvernement [se] fiche [de] nos convictions politiques.

2021 / chapitre 1

2020 / chapitre 53

2020 CHAPITRE 53

La nostalgie, c’est donner à des choses qu’on a négligées par le passé plus de valeur que ce qu’on néglige aujourd’hui à leur profit.

La conjuration des visionnaires (Kai Meyer) Agréable lecture, intrigue qui se cherche et prend son temps. Apparaissent les frères Grimm et E. T. A. Hoffmann, traités avec légèreté. Alors pourquoi quelqu’un arrache-t-il les yeux de ses victimes et leur remplit-il les orbites de sable en provenance d’Égypte ? Pourquoi se fatigue-t-il à faire de leurs entrailles de jolis petits tas en forme de pyramide ? p. 232). Pour ma part, je me détournai et me mis à vomir. (p. 78). Je ne regardai que mes mains, et, me souvenant de ce qu’elles venaient de tenir, je me mis à vomir, protégé par l’ombre bienfaisante. (p. 225). Il y avait des siècles que je n’avais rien mangé, aussi, lorsque je me mis à vomir, je n’expulsai qu’une bile amère dans la cendre. (p. 294). Mon estomac commença à faire des siennes, lorsque je vis les horribles blessures ; je me reculai, prêt à vomir. (p. 361). Je toussai violemment, car un renvoi amer de sucs gastriques était en train de m’étouffer. (p. 362).

Polar : décider de trois éléments simples, les croiser, prendre des individus dans cette toile. Complexifier leurs besoins de raison jusqu’à l’absurde.

Le moyen-âge, avec ses corps et ses armures est un CRASH! médiéval.

Princesse Mon-Cul-mes-Fesses, Angélique, Marchande de quiches, attend nue sous son tricot jacquard que s’anime le jacquemart et que sonnent les douze coups de son braquemart.

Light is on the drunken nun.

Est-il vrai que les téléchargements abordable sont faisable si vous favoritiser les copies piratées de chiquenaudes? Yes, ça l’est. Mais vous devez prendre la responsabilité et devoir pour le téléchargement de ces fichiers. Illégale copies de film sont moins chers, cependant ils sont à venir dans beaucoup moins qualité. En outre, vous pourriez éventuellement risque Yourself d’avoir Illegal téléchargements, qui est punissable par la Loi. Rappelez-vous, le piratage et Illegal Film téléchargements ne serait pas proliférer si vous ne serait pas aider faire plus s’épanouir. Ne pas patronner ces téléchargements si vous pourriez aider le commerce restreindre ces activités illégale. (Sur un site de téléchargement.)

L’Homme au sable (E. T. A Hoffmann) Beaucoup d’amants, afin d’être bien convaincus qu’ils n’étaient pas épris d’une automate, exigèrent de leurs maîtresses […] qu’elles parlassent quelquefois réellement, c’est-à-dire que leurs paroles exprimassent quelquefois des sentiments et des pensées, ce qui fit rompre la plupart des liaisons amoureuses. (p. 251).

2020 / chapitre 53

2020 / chapitre 52

Un Président-intubé plongé dans un coma artificiel le temps de son quinquennat – et, s’il les perd, débranché au lendemain des élections – guidera les Français de Nouvelle Souche vers le Radieux Confinement.

Écrire un nouveau livre de genre… N’est-ce pas une redite appauvrie, un plagiat ? Est-ce qu’il enrichit le canon ? L’auteur de genre n’est que de la chair à canon.

Rika Zaraï morte, c’est une autre Israélienne fameuse, Gal Gadot, qui reprendra le rôle de Diana Prince dans Wonder Woman 1984 (film qui revient sur l’intense période d’écriture du best-seller Ma médecine naturelle).

Body snatchers 2021 : un tas de décervelés avides, mais stériles, captent, dépècent et vident de leur âme l’acquis de sept décennies pour rembourser leurs dettes.

N’oubliez pas que derrière chaque foie gras, il y a un canard liké.

Toute notre culture est fondée sur la trace.

Le conte des contes (Giambattista Basile) Celui qui a dit que la fortune est aveugle […], qu’il aille se faire foutre ! car elle frappe vraiment à l’aveuglette, portant au pinacle certaines personnes qui auraient leur place dans un champs de fèves, en terrassant d’autres qui sont la fleur de l’humanité. (Le conte de l’ogre, p. 39)

2020 / chapitre 52