#rêve2019/13/01 [3]

Je devais dormir dans un lit encore chaud du père de mon épouse. La salle de bains était trempée de son passage. Je sortais et me retrouvais sur une embarcation, mi-barque mi-toit en tôle de voiture avec un homme, dans une douve, près des arches d’un vieux pont de pierre. Nous nous battions. Il me blesse. Je le décapite d’un geste lent et large – sans doute avec les ongles. Son corps se cabre ; très progressivement, il tombe à la renverse. Il n’y a pas de sang au rond de son cou. Depuis la berge, je cherche son cadavre dans l’eau brune, très sombre. Je dois le rapprocher du pont. Je le distingue. Je plonge.

#rêve2019/13/01 [3]

#rêve2019/09/01 [2]

Encore un hangar ouvert aux quatre vents, dans une sablière. Il pleut. La kermesse est terminée, ne restent que quelques meubles en inox et deux artisans avec leurs poulets frits et leur pain mou. J’aide à remballer. Je suis pieds nus. Je repousse des rôtis de veau au fond d’un sac pour me faire des sandales avec la barde et les ficelles.

#rêve2019/09/01 [2]

#rêve2019/02/01 [1]

Dans un hangar aménagé avec des stands, j’accompagnais une amie qui délogeait le sosie d’une chanteuse célèbre en affirmant qu’elle était cette chanteuse. Face aux sceptiques, elle se tapotait le visage en signifiant que la prétendue ressemblance de l’autre était tout de même approximative. Alors qu’elle commençait son play-back, des individus se déplaçaient plus loin, juchés sur de très hauts tiroirs en acier. J’allais dans une cave où se tenait un grand chien en paille et je me retrouvais sailli par la bête. Je retournais l’affaire à mon avantage, bientôt c’est moi qui montais l’animal, devenu une femelle de chair et d’os dont je caressais la ribambelle de vieilles tétines.

#rêve2019/02/01 [1]

#rêve2018/31/12 [41]

Je participais à un salon. Au repas, plutôt que de me placer à côté des gens célèbres que je connaissais, j’allais m’asseoir à une table carrée où mangeaient d’autres que j’avais déjà croisés, mais avec qui je n’avais jamais échangé. Une femme enfonçait son majeur dans une betterave rouge puis, après un signe d’acquiescement de ma part, elle venait derrière moi et, par le haut du crâne, m’introduisait ce même doigt carmin dans la cervelle. Passé un moment d’appréhension bien compréhensible, je ne ressentais rien, sinon le picotement de l’ongle au fond de ma masse cérébrale.

#rêve2018/31/12 [41]

#rêve2018/24/12 [40]

J’étais assis parmi pas mal de monde. Bancs, tables à tréteaux : c’était la cantine d’un théâtre. Après en avoir parlé avec un autre, ma voisine de gauche me tend un livre pas plus épais qu’un Gallimard jeunesse, intitulé « Epi©tète ». Après concertation ils me chargeaient de la mise en scène. En m’indiquant qu’il me fallait « intégrer de l’aléatoire ». Les quatre comédiens pressentis se lèvent des bancs : c’étaient quatre nains – dont un avec des dreads.

#rêve2018/24/12 [40]

#rêve2018/20/12 [38]

Une jeune fille craint qu’on lui ait volé un bijou. En réalité, c’est son fiancé qui lui a subtilisé pour le lui ré-offrir. Elle et moi allons dehors. Au flanc du château fort, il y a une grue. Le fiancé y est grimpé, de là-haut il actionne l’engin pour redonner le bijou à sa fiancée depuis le ciel. Mais à ce moment, un coup de carabine est tiré de la muraille du château fort. Le fiancé s’immobilise, l’opération est suspendue. De plus, il y a des paysans debout sur des camions-bennes emplis de terre et de paille qui encombrent la cour centrale. Et de l’eau dans la cave, qui descelle le foyer de la cheminée (qui est au sous-sol).

#rêve2018/20/12 [38]

#rêve2018/16/12 [37]

Au bout d’une jetée d’émail, lisse et blanche comme un lavabo géant. J’avais des difficultés à marcher sur les filets de pêche sans y accrocher le dessin de mes semelles. Une fois le pêcheur parti, je m’asseyais enfin sur un rebord. Apparaissait une femme nue qui écartait les jambes pour venir sur les miennes. Elle était elle aussi d’un blanc de céramique, mais sa chair était souple sous mes doigts.

#rêve2018/16/12 [37]

#rêve2018/06/12 [35]

Je retournais au siège de Charlie. C’était devenu un long couloir en demi sous-sol, donnant sur une buanderie avec une machine à laver à hublot et au papier mural blanc. Je cherchai en vain une tache de sang. Je n’arrivais pas à savoir si les gens que j’y rencontrais avaient à voir avec les victimes. Puis je me retrouvais dans un endroit que j’avais rêvé la veille, une sorte de marché couvert en haut d’une rue pavée. J’y croisais Jean-Bernard Pouy et Romain Bouteille. Un autre type fouillait parmi des affiches. Je voyais passer un original de Jean-Claude Forest, pinceau sur très grand papier pelure. Je ne disais rien, lorsque le gars cessait de chercher, j’y retournais – mais impossible de remettre la main sur le Forest.

#rêve2018/06/12 [35]