2020 / chapitre 23

Mystère rue des Saints-Pères (Claude Izner) C’est égal, un homme qui vit avec plus de cinquante centimes par jours est une canaille ! (p. 140).

Mis au ban pour avoir exprimé une exaspération légitime.

En fait, Caïman relate les derniers soubresauts d’une humanité qui se complait à répéter les agissements l’ayant, de tout temps, conduite à sa perte (ils suivent un tyran, cèdent à la cupidité ou à l’appel de l’aventure) – et à sombrer, cette fois-ci, pour de bon.

Révélation finale, coup de théâtre, structure habile, élaboration millimétrée… Rien de tout cela ne saurait égaler le passage d’un récit lorsqu’il laisse toucher, de manière brève, fugitive, la puissance d’invention détachée de toute contrainte, une envolée, une évasion hors de l’histoire.

On ouvre le volet. Les quatre petits chardonnerets s’envolent et rejoignent les géniteurs dans le tamaris. Chastragnette en chope un au vol. On le libère. Il se remet et repart. On consigne les deux chattes à l’intérieur. Épouvantable : on se fait grogner dessus dès qu’on remue un orteil. Une heure après, on libère les fauves. Depuis, Chastragnette est assise dans le nid. N’empêche que, cette année, huit petits (avec les rouges-queues) sont nés à la Grange. Sans compter les rouges-gorges du lilas, les mésanges et les moineaux ailleurs dans le jardin, desquels on n’a pas reçu le faire-part.

Vu Thieves like us (Robert Altman) et Weather man (Gore Verbinski). Entre les deux, un abîme.

2020 / chapitre 23

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